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2018-01-31T08:12:54+01:00

Phoebé(2)

Publié par sulamite -

 

 

L’

exacte

définition du

terme dans le NT

est débattue Toutefois

certaines évidences doivent

être rappelées : Il ne faut pas

confondre son usage dans le NT

avec la fonction officielle

de « diaconesse », qui

n’apparaît dans

l’histoire

de

l’Église

qu’à partir du

3ème et 4ème siècles,

lorsque l’Église est placée

sous domination patriarcale

et crée cette sous-catégorie de

ministère pour les femmes qu’elle

ne veut pas ordonner prêtres.

Dans le NT diakonos n’est

pas défini clairement

et couvre plusieurs

contextes. Dans

la plupart

des

cas, il

se réfère à

un ministre de

la parole. Ainsi Paul

s’applique régulièrement le

terme à lui-même comme apôtre

du véritable Évangile (1 Cor 3,5 ; 2 Cor 3,6 ;

6,4 ; 11,3 ; Eph 3,7 ; Col 1,23.25) et l’utilise pour

ses collaborateurs (Eph 6,21 ; Col 1,7 ; 4,7 ; 1 Thess 3,2 ;

1 Tim 4,6). Le mot désigne aussi un « intermédiaire »,

« agent », « émissaire ». Pour Paul, le diakonos

 est quelqu’un qui prêche l’Évangile et par

là-même sert de porte-parole de Dieu.

Ce terme s’applique souvent aux

collaborateurs de Paul, ce qui

pourrait signifier qu’ils

partagent le même

genre

 

de

responsabilité.

Le rôle d’émissaire

de Phoebé recoupe deux

réalités qui ne sont pas incompatibles :

Elle a certainement joué un rôle significatif

pour l’annonce de l’Évangile dans les villes de la

Corinthie. Le fait qu’elle soit identifiée comme

la diakonos de l’église de Cenchrées

suggère sans doute que son

ministère est lié à cette

dernière.Paul a

dû lui confier

la mission

de

porter

la lettre qu’il

a écrite aux Romains.

Des spécialistes de cette

épître comme J.Dunn ou J.Fitzmyer

sont convaincus qu’elle est porteuse de cette

missive aux chrétiens de Rome. Elle est la

seule personne recommandée pour une

telle mission dans tout le NT. Paul

lui fait suffisamment confiance

sur le plan théologique pour

la recommander à ses

futurs auditeurs afin

qu’elle les

aide

à

 

Phoebé(2)

 

 

en

comprendre

le contenu : nous

sommes en train d’évoquer

quelqu’un qui est recommandé

comme étant capable d’expliquer ce qui

va devenir la fameuse épître aux Romains,

le grandiose exposé théologique qui inspira Luther

dans sa Réforme!Paul recommande d’aider Phoebé

parce qu’elle a été prostatis envers beaucoup

et envers lui-même. Personne d’autre ne

reçoit cette appellation dans le NT.

Ce titre de prostatis implique

du prestige ; c’est la

forme féminine de

 prostatēs 

un

latinisme

décrivant un

gouverneur, un

bienfaiteur et un patron,

quelqu’un qui prend soin des

intérêts d’autrui, un défenseur, un

gardien.Dans la Septante le mot a le sens

de chef, de dirigeant. Josèphe et Philon

l’emploient avec le sens de dirigeant, de

patron ou même de champion

. Justin Martyr l’utilise pour

décrire une personne

présidant la

communion

Bien

plus,

le verbe

en lien avec ce

mot, proistēmi veut

dire « exercer une position

d’autorité, diriger, gouverner, être à

la tête de ». Il est présent en 1 Thes5,12 où les

auditeurs sont encouragés à respecter leurs responsables,

« ceux qui vous dirigent dans le Seigneur »et en Ro12,8

Paul choisitl a forme participiale pour décrire le don

de « celui qui préside ».En 1 Timothée 5,17 il

évoque les responsables de communautés

chrétiennes. Ce mot, très fortement lié à la

direction, ne saurait en aucun cas être

seulement traduit par « aide ».

Ce terme recouvre encore

un autre sens. La

désignation de

Phoebé par

Paul

comme

 prostasis l’honore

comme « patronnesse ».

Il n’est pas possible de détailler

ce qu’est le patronage, la relation

entre le bienfaiteur et celui qui profite de

cette protection. Dans ce type de relation très bien

instituée au 1er siècle de notre ère dans l’Empire romain,

le bienfaiteur accorde une faveur à quelqu’un qui en retour lui

rend les honneurs En présentant Phoebé comme prostatis,

Paul reconnaît que lui-même et de  nombreux autres

sont d’une certaine manière « dépendants d’elle

sur le plan social »Par ailleurs, Paul l’appelle

« notre sœur » (adelphē). Cela prouve

que les groupes formés par les

disciples de Jésus,les

premières églises,

forment « des

familles

de substitution ».

Leurs membres doivent

« nourrir des relations empreintes de

l’affection  qu’ont des frères et sœurs biologiques »

mais sans la dimension patriarcale.Dieu seul est

le chef de la maison. Voilà pourquoi

Paul expose ainsi sa vision

des relations entre

hommes et

femmes

au

sein

des églises

dans cette déclaration

incroyable (Galates 3,28):

« Il n’y a plus ni Juif, ni Grec ; il

n’y a plus ni esclave, ni homme libre ;

il n’y a plus l’homme et la femme ; car

tous, vous n’êtes qu’un en Jésus-Christ. »

Ce passage décrit une humanité renouvelée

en Christ. C’est un écho direct au récit de la création

où « mâle et femelle il les créa » (Gn 1,27) : ce sont

exactement les même termes qui sont employés

dans ces deux passages (Septante et

NT). Cette réalité devrait avoir des

conséquences importantes dans

nos relations hommes/

femmes.On conclura

que les titres qui

sont attribués

à Phoebé

 

 

sont,

dans l’Antiquité,

en lien avec une autorité

et un honneur : elle est une

dirigeante d’Eglise, un ministre de la

parole, une patronnesse.Au minimum, dit Joan

Campbell, « elle permit à Paul d’établir les relations

sociales dont il avait besoin pour établir la première

église de maison à Cenchrées. En tant que

femme ayant du bien, Phoebé disposait

sans doute d’une large maison,

suffisamment grande pour

accueillir des réunions

et pour offrir à Paul

l’hospitalité

ainsi

qu’à

d’autres

croyants itinérants »

Cependant, la combinaison

de diakonos avec prostatis, le sens

de ces termes en grec, ainsi que le fait

qu’elle est mentionnée en toute première place

dans ce chapitre tendent à prouver qu’elle est

davantage que cela. Elle possède une

position de responsabilité, une

proéminence et de l’autorité

dans sa communauté.

Elle semble être

une dirigeante

influente

exerçant son

ministère dans son

église, en particulier quand

Paul se déplace.Soit elle supervise

l’assemblée en son absence, et le tient

informé des progrès et des difficultés soit elle

voyage au nom de l’église de Cenchrées

pour en défendre les intérêts soit les deux.

Elle joue sans doute un rôle

important qui inclut de l’enseignement

et de la direction dans cette église

locale.Ce sont les choix des

traducteurs qui empêchent

de percevoir toute

l’importance du

ministère de

Phoebé.

 

 

2018-01-30T08:52:18+01:00

Phoebe(1)

Publié par sulamite -

 

 

Je

vous

recommande

Phoebé, notre sœur

adelphē, ministre diakonos

de l’Église de Cenchrées. Accueillez-la

dans le Seigneur d’une manière digne des saints,

aidez-la en toute affaire où elle aurait besoin de

vous. Car elle a été une protectrice 

prostatis pour bien des gens

et pour moi-même. 

Ro 16,1-2

 

 Ce

qui étonne

d’abord dans

la présentation de

Phoebé est que Paul

ne l’introduit pas par le nom

de son mari ou de son fils ou par

son lieu d’origine comme c’est le cas

pour d’autres femmes de la Bible :

Marie, femme de Clopas Jn 19,25;

la mère des fils de Zébédée Mt 20,20

Marie de Magdala Lc 8,2

Il la distingue, la met en

valeur pour deux

motifs : elle est 

diakonos et 

prostatis,

deux

mots

grecs dont

la diversité de

traduction dans les

Bibles modernes est

stupéfiante. Selon les versions,

pour le premier terme, elle a

été « servante » Darby

« diaconesse »

Bible de Jérusalem, Segond,

« au service de l’Église »

Français courant

« qui exerce son ministère »

Semeur

ou « ministre »

TOB

Et

pour le

second terme,

Paul saluerait « l’aide »

qu’elle lui a apportée

Français courant, Darby, Segond

sans plus de précision (a-t-elle préparé son café ?)

ou le fait qu’elle a été sa « protectrice » (BJ et TOB).

Examinons ces deux termes, difficiles à traduire

car le premier a un sens assez large,

et le second n’est présent

qu’ici dans le

NT,

 

 

 

Phoebe(1)

 

ce

qui

produit

une combinaison

unique.Phoebé est

appelée diakonos de

l’église de Cenchrées, un port

influent près de Corinthe. Elle est

la seule femme du NT identifiée par ce

terme le plus souvent masculin, qui décrit

par exemple Paul, Timothée, Apollos, Tychique,

Epaphras, Archippe. Le Christ lui

aussi est désigné comme 

diakonos (Rm 15,8 ;

Gal 2,17

;;;

 

2018-01-29T08:43:03+01:00

chiasme

Publié par sulamite -

 

 

Les

auteurs de

la Bible n’avaient

pas la possibilité de mettre

en caractères gras, italiques ou surlignés 

les passages de leurs écrits sur lesquels

ils désirent attirer notre attention.

Ils orientent cependant notre

lecture en structurant

habilement leur

texte. 

Dans

le récit qui

nous intéresse

ici, nous retrouvons

deux fois la même séquence

d’événements racontée

avec les mêmes

mots :

Ces

deux

séquences

forment deux

volets qui encadrent

et mettent en

valeur le message

central :  la

manifestation

de Dieu.

 

 

chiasme

 

 

Ce

procédé

est un « chiasme » 

du mot grec khiasmos,

signifiant disposition en croix,

 provenant de la lettre grecque X (khi),

 en forme de croix. Cette manière de

mettre l’emphase sur un passage

particulier d’un texte aide

aussi à sa mémorisation.

Voilà qui vaut bien

un passage en

caractères

gras

 

2018-01-28T08:31:01+01:00

en hausse

Publié par sulamite -

 

La

prière n'est

pas là pour exercer

une influence sur le cœur

de Dieu. Dieu n'a pas pour mission

de nous exaucer. Il nous priverait alors

de nos responsabilités, de nos tâches,

des missions qu'il nous a confiées.

Par la prière, nous pouvons

être "exhaussés",

soulevés

au-

en hausse

 

dessus

de nous-mêmes.

Nous voyons de plus

haut. Nous pouvons trouver

le sens de ce qui

nous arrive.

S Rougier

 

 

2018-01-27T08:45:50+01:00

omelette

Publié par sulamite -

 

 « Je

m’appliquais

soigneusement ,

et même pendant mon

travail, à la présence de Dieu,

que le considérais toujours

auprès de moi, souvent

même dans le

fond de mon

cœur. » 

 

 

omelette

 

« notre

sanctification

dépend, non du

changement de nos

œuvres, mais de faire pour

Dieu ce que nous faisons

ordinairement pour nous-mêmes. »

Et il continue :« je retourne ma

petite omelette pour

l’amour de

 Dieu… »

 Vivre,

travailler ,

aimer peut être

vécu comme une

expansion de la vie de Dieu

en nous. Ce qui est apparemment

petit et banal peut devenir le matériau

d’une fascinante aventure d’amour,

où tout est grand et beau

et appartient au

monde du Bien

Aimé.

 

frère Laurent

 

 

 

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