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2009-11-30T08:40:00+01:00

Prov. 11 30

Publié par sulamite -



Les actes du juste

sont comme un arbre de vie.

Le sage gagne

les cœurs.

 


2009-11-30T07:18:00+01:00

Intégrer le paradoxe dans la Bible

Publié par sulamite -


 


Bien interpréter la Bible,

c’est aussi très souvent accepter sa dimension paradoxale

. Depuis les bancs d’école, nous sommes habitués

au raisonnement logique en terme de cause à effet

et à l’expression linéaire de la pensée.

Ce type de raisonnement suppose

le principe de non-contradiction:

le noir ne peut être blanc et inversement

. Nous pouvons accepter des nuances intermédiaires

mais nous en arrivons toujours à l’exclusion de l’un par l’autre

. Dans notre vie, nous avons aussi appris

à raisonner ainsi et nous vivons notre foi de la même manière.

Si nous sommes convaincus que l’affirmation «A» est vraie,

alors seul ce «A» doit être pris en compte

et rien d’autre ne peut exister à côté.

 

Or la réalité est différente

et bien plus complexe que cela.

En effet, elle est souvent paradoxale.

Un paradoxe, ce sont deux principes ou deux éléments différents

voire contradictoires qui s’opposent

mais qui émanent de la même source

et servent le même but.

Ce qui sous-entend

qu’on ne peut éliminer ni l’un ni l’autre.

C’est le cas pour la trinité:

Dieu est un mais en même temps,

Dieu est trois personnes: le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Le chrétien devra être capable de regarder

ces deux vérités contradictoires sans exclure l’une des deux

ni choisir entre elles, puisque tout choix exclut alors

une partie de la réalité.

 

Ce système s’appelle la dialectique

ou plus simplement, la pensée paradoxale.

Le philosophe chrétien Jacques Ellul a développé cette pensée

au fil de son œuvre et notamment dans

Ce que je crois.

Il préfère parler de dialectique.

Ce terme, ajoute-t-il, vient de

dialogein, «parler avec»,

comme dans un dialogue, sachant que la préposition

dia porte également l’idée de distance

ou de contradiction.

 

 Pour expliquer cette pensée paradoxale,

prenons une image simple:

si vous mettez une charge positive près d’une charge négative

, vous obtenez un éclair puissant.

Or c’est un nouveau phénomène qui n’exclut

ni le pôle négatif ni le pôle positif.

La pensée paradoxale permet de maintenir un non

en même temps qu’un oui.

Ce système de pensée vigoureux doit par conséquent être adopté

afin de prendre en compte les réalités

paradoxales de la Bible.

 

La pensée paradoxale est indispensable

à notre vie spirituelle pour comprendre la Bible.

Volontairement ou non,

l’homme est amené à penser et à s’exprimer de façon paradoxale.

Le paradoxe est le moyen de tenir compte du réel

sans s’amputer d’une bonne partie de nous-mêmes

ou de la révélation biblique.

 

La pensée paradoxale représente une dynamique créative permanente.

La prise en compte de la réalité par ce type

de logique dialectique

n’a donc rien à voir avec le fait d’être «tiède»

Apocalypse 3,16


Au contraire, c’est être bouillant dans la foi

que d’être capable d’intégrer des réalités bibliques paradoxales

sans renoncer ni à l’une ni à l’autre.



Exemples

 

Seule cette pensée dialectique

peut en effet rendre compte de la révélation scripturaire,

révélation elle-même fondamentalement et intrinsèquement paradoxale.

En effet, les auteurs bibliques ont formulé paradoxalement

l’ensemble de la révélation divine.

Les exemples sont nombreux.

 

- Grâce et œuvre

 

Paul déclare:

«Vous êtes sauvés par grâce, par le moyen de la foi.

Cela ne vient pas de nous, c’est un don.»

Cette affirmation est claire et simple.

Nous connaissons les développements immenses

de cette assertion, fondement de la Réforme et de notre foi chrétienne.

Mais le même Paul affirme également:


«Par conséquent, travaillez à votre salut

avec crainte et tremblement»:


Une évidente contradiction!

Si nous sommes sauvés par grâce,

il n’y a pas besoin de travailler à notre salut…

Cette contradiction se retrouve dans l’épître de Jacques:


«Nous sommes déclarés juste devant Dieu

à cause de nos actes,

et pas uniquement à cause de la foi.»


 

- Le royaume de Dieu est déjà là

mais il n’est pas encore là

 

Le Christ règne dès maintenant

, et comme il l’enseigne à ses disciples, «le royaume de Dieu est parmi vous».

Mais son royaume n’a pas non plus encore atteint

son plein épanouissement

qui ne se réalisera qu’avec son retour.

Nous sommes appelés à travailler «pour le royaume»

tout en sachant qu’il ne sera complètement réalisé qu’au retour du Christ.

Nous soupirons dans l’attente du royaume à venir,

bien que nous en ayons déjà les prémices.



La volonté de Dieu et celle de l’homme

 

Qui est capable d’influencer le cours des choses?

Quelle est la part entre la liberté humaine et la puissance divine?

Dieu est à la fois le Dieu des armées

mais il nous semble qu’il est parfois

aussi le Dieu désarmé.

Si Salomon rappelle que


«l’homme fait des projets, mais celui qui a le dernier mot

c’est l’Eternel»,


la Bible enseigne également la liberté de l’homme

dans ses actes et sa pleine responsabilité:

»Ce jour-là, il donnera à chacun ce que lui auront valu ses actes.»

 

- La nature de Jésus

 

Il était à la fois pleinement homme et pleinement Dieu.

Ainsi Paul, dans un même passage déclare:

«Lui qui, dès l’origine, était de condition divine,

ne chercha pas à profiter de l’égalité avec Dieu, mais […]

il se rendit semblable aux hommes

en tous points».







L’action de l’homme et

l’action du Saint-Esprit

 

La Bible exhorte souvent le chrétien à prier sans cesse

et à intercéder.

Mais Dieu peut également agir de son propre chef.

Notre part est de prier mais un miracle ou une conversion

ne sont pas vraiment liés à la quantité ou à la qualité de nos prières.

Comme dit le psalmiste:

«Il en donne autant à ses bien-aimés pendant qu’ils dorment»

. De même, Dieu nous invite dans sa Parole à témoigner,

mais il n’a pas besoin de nous pour agir.

 

Dans tous ces exemples, on voit bien qu’il y a souvent

autant de versets bibliques

pour les deux affirmations énoncées!

Prenons l’exemple de la question

de la foi et des œuvres:

 

La Bible enseigne que c’est par la foi que nous sommes sauvés

mais que sans les œuvres, notre foi est morte et qu’elle ne peut nous sauver.

Où se trouve la vérité?

Le point d’équilibre,

la vérité est toujours à trouver entre ces deux axes.

Elle n’est ni dans un axe ni dans l’autre ni dans la synthèse des deux.

Cela signifie que la vérité est existentielle et non essentielle:

elle est en mouvement et non figée.

Bien entendu, c’est notre finitude qui ne nous permet pas de saisir

la réalité parfaitement.

Pour Dieu, en Dieu, la vérité est certaine

. Mais pour nous les hommes, le point de vérité oscille entre deux axes.

C’est par la richesse issue de la confrontation

de ces affirmations paradoxales

que Dieu nous rejoint là où nous sommes, dans notre vécu,

sur notre chemin personnel de vie.

 

Ne s’en tenir qu’à un seul axe, ne retenir qu’une seule affirmation

dans ces paradoxes conduit à de graves erreurs.

Ce fut pourtant le cas souvent au cours de l’histoire de l’Eglise!

On est tenté, pour ne pas voir le paradoxe et sa dynamique,

de ne prendre et mettre en exergue que les versets qui vont confirmer l’axe

sur lequel nous nous plaçons et oublier les autres,

ce qui est cause de division dans l’Eglise et

d’incohérence pour nous-mêmes.

 

Le paradoxe apparaît comme un système de pensée inconfortable

mais qui laisse la vie se manifester dans toute sa force,

sans qu’elle soit prédéterminée.

Prendre en compte la dimension paradoxale de l’Ecriture

est un élément essentiel pour bien comprendre chaque texte isolément.

Reconnaissons qu’en dépit de nos efforts,

il arrive que notre connaissance reste partielle.

Et elle le restera jusqu’au jour où, comme Paul le déclare:

«Nous connaîtrons comme nous avons été connus».

Cependant, tout ce qui est nécessaire

à notre salut et à notre sanctification est

suffisamment limpide.

 

V . Duval poujol

 


 






 





 

 



2009-11-29T08:35:00+01:00

Prov. 11 29

Publié par sulamite -



Qui oriente mal

sa maison l'expose au vent

. L'imbécile s'expose à devenir

l'esclave du

sage.

 


2009-11-29T08:28:00+01:00

beau rôle

Publié par sulamite -




Voici un blog

qui ne colle pas spécialement à une

actualité brûlante ;

il est le résultat de mes constatations.

Ces dernières concernent aussi bien

ma petite vie que celles des autres.

J’ai remarqué que,

dans les milieux chrétiens en général,

la tendance à toujours vouloir s’attribuer « le beau rôle »,

est lourde. Je m’explique.

Un ami ou vous-même passez par un moment d’épreuve,

de difficultés ; vous avez été victime d’une injustice,

ou je ne sais quoi d’autre !

Immédiatement vos références sont de vous comparer

à David victime de Saül ;

ou encore, dans le best of des personnalités bibliques

au Top de la comparaison,

à Joseph persécuté par ses frères ;

il y a aussi Job, très bien placé dans le registre comparatif !

Et puis les plus « spirituels » de tous se comparent

directement au Seigneur Jésus

sans aucun souci !

Bref, je note que pas grand monde

se compare aux frères de Joseph (pourtant) ;

si peu estiment être dans la lignée de Saül ;

personne ne pense être aussi petit

que le serviteur d’Élisée (2 Rois 6),

qui ne comprenait pas grand choses

aux œuvres de Dieu

et à son plan !

À nous en croire,

nous sommes tous bons et les autres,

alors là les autres… !

Il m’est arrivé parfois de m’amuser

(mais je suis moqueur, c’est bien connu)

de certaines situations, où, d’un côté,

j’avais la « victime » qui me disait :

« Je suis comme David persécuté par Saül »,

et de l’autre le supposé coupable, qui me déclarait :

« Comprends-moi, je suis comme David victime d’Absalom » ;

(que personne ne se sente particulièrement visé

par ce que je viens d’écrire, tellement

ce genre de cas est fréquent).

Tout cela révèle une chose,

nous aimons nous attribuer le « beau rôle »,

le meilleur rôle, le rôle titre !

D’ailleurs, si vous vous amusez à poser aux personnes

qui vous entourent cette question :

« À qui te comparerais-tu dans la Bible ? »,

il est très rare que vous obteniez

une réponse humble ; hormis Judas

à qui personne ne veut se comparer,

très peu se prennent pour « la queue de la poêle »

(vieille expression normande qui dénote

une petite ou une grande satisfaction de soi-même) !

Le test vaut aussi avec ;

« À quel animal de la Bible te comparerais-tu ? » ;

l’aigle (parfois même l’aigle en plein vol, si si, mais là je raille), l

e lion, le tigre, le taureau (pour les messieurs)

le chamois, la gazelle ou la brebis (pour les dames)

reviennent toujours en tête de liste ;

rarement le veau, encore plus rarement le chameau,

la poule et je ne vais même pas vous parler de l’âne,

du serpent, du crocodile ou de l’hippopotame !

Bref, toujours cette volonté

d’avoir « le beau rôle » !

J’ai un jour assisté à une rencontre

à haut risque, où la personne intervenant,

de manière parfaitement inconsciente

(du moins je veux le croire)

nous expliquait une affaire

(dont elle ignorait presque tout)

en s’attribuant un rôle glorieux, victime de son devoir ;

tout cela étant parfaitement imaginaire !

Je lui ai demandé de revoir son scénario,

puisque moi, malheureusement pour elle,

je connaissais l’affaire

depuis le début !

Nous n’avons pas toujours « le beau rôle »

en tout et partout ;

parfois nous ne sommes pas terrible du tout,

voir franchement lâches, manquant de dignité et de noblesse !

Il nous arrive de ressembler à des gens de la Bible

qui ne sont pas reluisants.

Un jour en Suisse, après le culte,

un vieux Monsieur très digne est venu me trouver ;

il pleurait, et j’ai trouvé sa démarche particulièrement touchante !

Il m’a déclaré :

« Moi, Monsieur le pasteur,

je suis comme Judas, j’ai trahi mon maître en commettant

(tel péché que je ne citerai pas ici) ;

mais lui m’a fait grâce et m’a pardonné alors que je ne le méritais pas !

» Wouhaaaaa !

Quelle leçon, chers amis !

Ayons une juste vision de nous-mêmes ;

cela nous évitera les cruelles désillusions,

les vexations et les blessures liées à notre orgueil

et à la jalousie des autres.

« Je ne suis pas meilleur que mes pères »,

disait Élie, et c’est vrai, mais

il nous plaît de l’imaginer

. Néanmoins, Dieu nous aime comme nous sommes,

et lui se moque pas mal « du beau rôle »

que nous voulons bien nous donner ;

il sait exactement qui nous sommes

et c’est rassurant !


SFoucart

 


 

 





2009-11-28T09:02:00+01:00

Prov. 11 28

Publié par sulamite -


 

Celui qui se confie

en ses richesses dépérit.

Les justes prospèrent

comme des arbres

verdoyants.

 

 


2009-11-28T08:46:00+01:00

10 commandements ou 10 paroles libératrices ?

Publié par sulamite -


 

 

     « Être libre,

c'est faire tout ce que je veux,

quand je le veux, où je le veux et

comme je le veux! »


. Qui n'a déjà entendu cette définition

de la liberté lancée d'un ton péremptoire et revendicateur

par un adolescent en quête d'indépendance?

Mais a-t-il vraiment réfléchi à ce

que cela voulait dire?

Car si la liberté,

c'est « faire tout ce que je veux »

et que mon voisin a la même liberté que moi,

est-ce que cela signifie aussi qu'il peut faire ce qu'il veut chez moi?

Qu'il a le droit de me voler ou de me violenter?

Nous avons besoin de limites! ...

Oui, mais lesquelles?

Ou plus précisément, lesquelles vont garantir

ma liberté et les quelles vont au

contraire la restreindre?



     En y réfléchissant bien,

nous constaterons que le sentiment de liberté

n'est pas tellement lié à l'absence

de règles…mais plutôt

à leur compréhension

et leur "intériorisation " ,

à leur acceptation


Ainsi, si l'imagination ou la musique

nous donnent facilement l'impression d'être libre,

l'école ou le travail, quant à eux, sont reconnus comme restrictifs,

pourtant par les connaissances ou l'argent qu'on y acquiert,

ces éléments garantissent notre autonomie.


Plus troublant encore,

le sport nous donne un sentiment très fort de liberté,

pourtant c'est un domaine où les règles sont strictes

et clairement déterminées.

Que ce soit en équipe ou en solo,

tous les sports ont

leurs règles



     Force-nous est

de constater que les règles ou les lois

sont nécessaires pour fixer un cadre à l'intérieur duquel

nous pourrons avoir le sentiment

d'être libres et en sécurité.



C'est bien cette idée qui est défendue dans le texte

d'Exode 20,1-17,

communément appelé « les dix commandements »

ou, plus littéralement, « les dix Paroles ». 



     Quand Dieu

a conduit les Hébreux dans le désert,

après les avoir libérés du joug de l'esclavage en Egypte,

Il voulait leur donner la chance d'être

un peuple libre et heureux!

Mais ceux-ci étaient un peu perdus :

avant d'arriver dans ce lieu,

ils étaient esclaves, c'est-à-dire… juste rien!

Les esclaves n'ont aucun droit,

aucune identité, aucune autonomie…

Alors pour que ce ramassis de pauvres hères anonyme

devienne un peuple à part entière,

Dieu leur donne un cadre,

un point de repère :

le décalogue. 



     Beaucoup considèrent (ou ont considéré)

ce texte comme un « empêcheur de tourner en rond »,

un moyen pour Dieu de contrôler

les êtres humains,

à l'origine de sa vindicte envers les hommes

: « attention, Dieu te voit!

Et si tu n'agis pas bien, il te punira! ».

Pourtant, dès les premiers mots du chapitre,

le ton est donné :


 « Je suis le Seigneur ton Dieu,

qui t'a sorti de l'esclavage »

Exode 20,2


C'est tout au contraire l'image

d'un Dieu libérateur, qui est désignée ici!

Et c'est justement pour pouvoir vivre pleinement

cette liberté que le nouveau peuple de Dieu reçoit cette Parole!

Une Parole qui donne le « standard minimum »

pour vivre ensemble en bonne harmonie,

pour avoir une identité,

une référence commune,

pour pouvoir enfin devenir

« quelqu'un » et

s'épanouir.

N Henchoz

 

 


2009-11-27T08:37:00+01:00

Prov. 11 27

Publié par sulamite -


On approuve celui

qui cherche à bien agir,

mais le malheur s'abat sur celui

qui ne pense qu'à

mal faire.

 


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