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2008-09-30T07:52:00+02:00

liberté (1)

Publié par sulamite -

Qu'en est-il

de la liberté dans la Bible ?


En Hébreu,

dans la langue du Premier Testament,

le vocabulaire conceptuel de la liberté

est assez peu représenté,
il n'y a d'ailleurs pas vraiment de substantif

pour exprimer cette notion.
La racine verbale hébraïque pour dire l'idée de liberté est

HaPhaSh,

mais ce verbe n'est utilisé qu'une fois,

dans le livre du Lévitique (19,20)

pour parler d'un cas de non-affranchissement d'une servante.


Dans 16 autres passages, c'est l'adjectif

HoPhShY

qui exprime l'absence de contrainte,

comme en Job 39,5 avec cette question de Dieu

Qui a mit en liberté l'âne sauvage ...?
Mais il faut bien dire que la liberté comme concept

la liberté abstraite est étrangère aux textes

du Premier Testament.

En revanche,

la réalité concrète d'un état de liberté est souvent évoquée ;

ainsi, dans la plupart des passages où l'adjectif

HoPhShY apparaît, c'est pour exprimer

l'affranchissement d'un esclave, la libération d'une contrainte,

l'élargissement d'un prisonnier

 

Le jeûne que je préconise – dit Dieu–
n'est-ce pas celui-ci :
détacher les chaînes de la méchanceté,
dénouer les liens du joug,
renvoyer libres ceux qu'on écrase,
et rompre le lien de tous les jougs ? …

Esaïe 58,6

 

Enfin, il y a tous les récits qui n'emploient pas

de terme spécifique et qui cependant

racontent la fin de l'esclavage ou

la fin de l'oppression

grâce à l'intervention d'un Dieu qui ‘sauve’,

un Dieu qui “fait échapper à la menace de l'ennemi”,

qui fait “s'échapper” (PaLaT),

un Dieu qui fait “sortir de la maison de servitude”,

un Dieu qui met fin à l'exil,

un Dieu qui ‘renvoie’(ShaLaH) libre.

Terminons cette énumération incomplète

par ce passage d'Esaïe 61,1,

  repris par Jésus en Luc 4,

dans sa prédication à Nazareth :

"... Le souffle du Seigneur DIEU est sur moi,
car le S
EIGNEUR m'a conféré l'onction.
Il m'a envoyé porter une bonne nouvelle aux pauvres,
panser ceux qui ont
le coeur brisé,
proclamer aux captifs leur libération
et aux prisonniers leur
élargissement, ...

Dans ce passage, c'est un mot rare

(10 fois seulement dans la Bible Hébraïque)

qui est employé pour dire la libération générale,

la libération jubilaire, c'est le mot

DRÔR.

Un mot qui dans d'autres acceptions

signifie » mouvement rapide »

un flot, le libre cours

ou encore “goutte de myrre

on le sent bien,

si l'hébreu ne disserte pas de façon conceptuelle

sur la liberté, son parfum

est bien là !

Bref, dans la Bible Hébraïque,

la liberté n'est pas d'abord une notion philosophique,

mais une expérience concrète

de libération. 


» » » »

 


 


2008-09-29T10:39:00+02:00

Religion

Publié par sulamite -

Religion

En grec, un des mots traduisant cette notion

est thrêskeia

ainsi que l'adjectif thrêskos

qu'on traduira par religieux.

Or ces mots n'apparaissent que dans 4 textes du Nouveau Testament

Le mot religion ne vient que rarement

sous la plumes des auteurs

de la Bible.

le mot latin religio

(dont vient le mot ‘religion’) a deux étymologies possible :

le verbe religare, ‘relier’, et la religion serait ce qui relie, rassemble les humains,

et le verbe relegere, ‘redire

et la religion serait fondamentalement ce qui naît de la reprise

de générations en générations des mêmes traditions, mythes, récits, lois

et autres discours religieux.
Or, avec ce mot grec thrêskeia,

nous sommes sans aucun doute dans le domaine de la répétition,

de la religion en tant que reprise, transmise,

reçue et redonnée.

 

Ce mot apparaît dans un interrogatoire.

celui de l'apôtre Paul interrogé par les autorités romaines

à l'issue de son arrestation à Jérusalem

puis de son transfert à Césarée.

Amené à décrire son cheminement spirituel Paul commence ainsi :

 

J'ai vécu en pharisien, selon le parti le plus strict
de notre religion.
Act 26,5

Ici , la religion est ce qui a été transmis,

ce que Paul a reçu et dans lequel on peut imaginer

qu'il a été éduqué au même titre

que les personnes qui l'accusent.

Le ton se fait plus polémique dans le texte suivant,

Paul, s'adresse , dans la lettre aux Colossiens,

à un groupe de chrétiens issus du paganisme

et à qui des prédicateurs chrétiens voudraient imposer

des règles propres au Judaïsme :


...Que personne ne vous juge à propos de ce que vous mangez ou buvez,

pour une question de fête, de nouvelle lune ou de sabbat :

tout cela n'est qu'une ombre de ce qui est à venir, mais la réalité,

c'est le corps du Christ.
Ne vous laissez pas frustrer par les gens qui se complaisent dans

l'humilité’ et le culte (la ‘religion [thrêskeia] )

des anges’ au gré de leurs visions ; ils sont gonflés de vanité

par la pensée de leur chair.

Colossiens 2,16


la question des aliments,celle des jours chômés,

signale que l'auteur

se situe sur le plan des pratiques extérieures de la religion.

Quant à cette mystérieuse “religion des anges” à laquelle il fait allusion,

on peut se demander s'il s'agit de la foi en l'existence des anges,

un sujet controversé au sein même du judaïsme

voir Actes 23, 8

ou plutôt d'une véritable dévotion envers les anges,

dévotion dénoncée par ailleurs notamment dans

Apocalypse19,10


. Cette religion en tous les cas est pour l'auteur une expression de la vanité,

une vaine pratique en ce qu'elle n'apporte

rien de plus au croyant.


La 4eme occurrence du mot thrêskeia, religion,


Si quelqu'un se considère comme un homme religieux [thrêskos],
alors qu'il ne tient pas sa langue en bride,
mais qu'il se trompe lui-même, sa religion [thrêskeia]
est futile.
La religion [thrêskeia]
pure et sans souillure devant celui qui est Dieu et Père
consiste à prendre soin des orphelins et des veuves dans leur détresse,
et à se garder de toute tache du monde.
Jacques 1,-27


Ce texte ne prône pas “la religion”

mais s'adresse à toute personne qui se préoccupe de religion

et fait profession de suivre une religion.

A ceux-là l'auteur propose une conduite faite de modération,

notamment dans les propos, et d'attention

aux plus faibles, veuves

et orphelins.

« « « «

 


2008-09-28T08:10:00+02:00

action de grâces (3 )

Publié par sulamite -


L'action de grâces est communautaire.

Nous avons vu, précédemment, que le sacrifice d'action de grâces

revêtait une dimension communautaire.

Celui qui offre un sacrifice invitait des amis à partager un repas

en présence de Dieu, signe de communion et occasion de joie.

La reconnaissance qui remplit le cœur du fidèle

le pousse à partager ses sentiments avec des frères en la foi.

«Je te célébrerai dans la grande assemblée,

Je te louerai au milieu du peuple»,

Ps35.18


L'action de grâces a une dimension publique.

Reconnaissons qu'il n'est pas toujours facile de faire place à l'action de grâces

dans nos rassemblements cultuels.

Luther a réussi à glisser l' action de grâces dans le culte à un moment

où on ne l'attend pas, en faisant de son «credo» un chant d'action de grâces.

Pour lui, confesser la foi

équivalait à une action de grâces pour les bienfaits reçus.

Ainsi la communauté toute entière rendait grâces pour la nourriture

que Dieu donne chaque jour,

le vêtement, la demeure et toutes les choses nécessaires

à l'entretien de cette vie, la protection de Dieu

dans tous les dangers.


Il y a, dans le culte communautaire, deux autres occasions

de manifester notre action de grâces:


L'offrande.

Donner à Dieu est une réponse de reconnaissance

au don de Jésus Christ

 

La sainte Cène.

Rendons à la Cène ce qu'elle est dans son essence même:

une «eucharistie»,

une action de grâces par excellence.

La communauté rassemblée autour du pain et du vin rend grâces à Dieu

pour le don parfait de Jésus-Christ et pour toutes

les bénédictions reçues.


Enfin l'action de grâces est éternelle.

L'action de grâce englobe passé, présent et avenir.

En Colossiens 1, Paul donne un exemple saisissant de cette réalité.

Il rend grâces à Dieu au sujet des Colossiens, parce que:


6: «Cet Evangile est parvenu chez vous...

il porte des fruits depuis le jour où vous avez entendu et connu

 

la grâce de Dieu.»

C'est la référence au passé.



4: «Nous avons en effet entendu parler de votre foi en Christ-Jésus

et de l'amour que vous avez pour tous les saints.»

C'est la référence au présent.



5: «A cause de l'espérance qui vous est réservée dans les cieux

et que la Parole de vérité, celle de l'Evangile,

nous a fait connaître.»

C'est la référence au futur, à l'avenir.


Ainsi le passé, le présent et l'avenir sont englobés

dans une même action de grâces.

L'action de grâces de l'Eglise universelle qui attend le jour

où elle pourra s'associer à l'action de grâces des 24 vieillards

de l'Apocalypse pour proclamer avec eux:

«Nous te rendons grâces, Seigneur Dieu, Tout-Puissant,

qui es, et qui étais, d'avoir saisi ta grande puissance

et d'avoir établi ton règne.»

Ap 11.17

""""


 

2008-09-27T07:54:00+02:00

actions de grâces (2 )

Publié par sulamite -

 


 

Les trois dimensions de l'action de grâces

L'action de grâces

est permanente, continue.

La reconnaissance n'est pas un acte occasionnel, passager;

elle  doit être une disposition foncière et permanente.

 Paul le rappelle en plusieurs occasions

«Soyez reconnaissants!»

Col 3.15

« Quoi que vous fassiez... faites tout...

en rendant grâce à Dieu le Père.»

Col 3.17

«Rendez toujours grâces pour tout à Dieu le Père.»

Ep 5.20


Il n'y a pas de situation dans laquelle un croyant ne puisse louer son Dieu

et lui rendre grâces.

Paul, lorsqu'il écrit l’épître aux Colossiens,

n'est pas en vacances sur quelque plage de l'Adriatique ou de la Méditerranée...

non, il est captif, prisonnier à Rome.

Cela ne l'empêche pas de rendre grâces continuellement.

Il analyse toutes choses avec les yeux de la foi

qui discerne la main de Dieu derrière chaque événement.

Il se réjouit même d'avoir à connaître souffrances et privations

au nom de l'Evangile de Jésus-Christ.


Le Christ, lui-même, avant de se rendre au Mont des Oliviers

Mt 26.30

chante les Psaumes 114 à118

Le grand Hallel chanté à la fin du repas pascal

Avant d'avoir à affronter l'ultime tentation, la dernière offensive de l'Ennemi,

il chante et rend grâces à Dieu.

Il rappelle les grandes délivrances passées, la Mer Rouge qui s 'enfuit ...,

le Jourdain qui recule

Ps. 114

Rappel bienfaisant de la fidélité de Dieu!

«En toutes circonstances, dit l'apôtre, rendez grâces;

car telle est à notre égard la volonté de Dieu en Christ.»

1Th 5.18


L'enfant de Dieu croit que son Père veille sur lui et que

«toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu»

Rm 8.28

Il sait aussi que si lui-même est infidèle, Dieu demeure fidèle

2Tm 3.13

Ces certitudes-là, ces promesses rendent possible l'action de grâces

en toutes occasions.

Cependant, veillons, par souci de fidélité au commandement de l'apôtre Paul,

à ne pas louer Dieu à tort et à travers.

Certes, cette attitude reflète un souci de fidélité

(qui est louable), mais il y a exagération et déséquilibre...

Quand Paul dit «priez sans cesse»,

il n’exhorte pas à passer notre vie à genoux, cloîtré dans une chapelle...,

il définit plutôt l'attitude fondamentale du chrétien,

qui est de tout attendre de Dieu, d'être constamment orienté,

tendu vers Dieu, notre Père.

De même lorsqu’il dit «soyez toujours joyeux»,

il n’invite pas à se réjouir devant la souffrance et les maux de l’humanité,

mais à avoir cette attitude intérieure qui consiste à garder,

en toutes occasions, une paix profonde fondée

sur la certitude que rien ne nous séparera

de sa main.


Ainsi Paul, en nous exhortant à l'action de grâces permanente,

nous invite à une attitude permanente de reconnaissance

pour le don qui est au-dessus de tout don:

le don parfait de Jésus-Christ,

notre Sauveur et Seigneur, en qui nous avons tout pleinement!

Col 2.10

Ne remercions pas aveuglément le Seigneur

pour nos difficultés,

pour nos maux, pour nos problèmes...

qui sont la conséquence directe

du péché de l'homme.

En revanche, ne cessons pas de rendre grâces parce qu'au sein même

de ces difficultés, de ces maux, de ces problèmes,

Dieu est là, nous assurant de sa présence,

de son secours et de la victoire.


"""

 


2008-09-26T08:53:00+02:00

Co-laborateur

Publié par sulamite -



Tu créas la nuit,
je fis la lampe.
Tu créas l'argile,
je fis la coupe.
Tu créas la forêt, la montagne,le désert,
je fis l'allée, le jardin,
le verger

""""


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