LA NOURRITURE AUX TEMPS BIBLIQUES
que mangeait-on aux temps bibliques ?
Une nourriture simple, modeste.
Connu depuis très longtemps
au Moyen-Orient,
le pain
constituait l’essentiel de l’alimentation.
Cela restera vrai
dans beaucoup d’endroits
et jusqu’à une époque récente :
En hébreu,
« manger son pain »
signifiait « prendre un repas ».
Il fallait donc traiter le pain avec respect :
même si le pain durci servait
parfois d’assiette,
il était par exemple interdit
de poser de la viande crue
ou une cruche sur le pain,
ou de placer un plat chaud à côté ;
il était encore plus interdit de le jeter :
on devait ramasser les miettes
« à partir de la taille d’une olive ».
On ne coupait pas le pain :
on le rompait.
Le pain n’était pas le même
pour tous :
les pauvres mangeaient du pain d’orge,
les riches du pain de froment,
toujours broyé entre deux meules de pierre,
ce travail étant souvent celui
de la femme.
Les grains de blé pouvaient aussi être rôtis,
et servir de garniture à la viande.
Broyés un peu gros,
cela donnait l’équivalent de la polenta
ou du couscous
On en faisait aussi des gâteaux,
parfumés à la menthe,
ou au cumin, et même,
...à la sauterelle.
Existaient aussi les beignets de farine
et de miel frits à la poêle,
ce qui n’est pas sans rappeler certaines
pâtisseries orientales d’aujourd’hui.
On buvait
du lait de chèvre ou de brebis.
Quant au miel,
il avait une grande place dans l’alimentation,
puisqu’il servait de sucre.
En revanche,
l’œuf était quasiment inconnu :
on n’en parle pas une seule fois
dans l’Ancien Testament,
et une fois ( dans la bouche de Jésus )
dans le Nouveau Testament.
Les légumes aussi avaient une grande place :
fèves, lentilles
( qui ont rendu Esaü célèbre ! ),
mais aussi les salades, les concombres,
les oignons.
On mangeait peu de viande :
c’était un aliment de luxe
réservé aux grandes fêtes
ou aux familles les plus riches.
Le veau gras pour les grandes circonstances,
l’agneau pour les fêtes religieuses,
et plus ordinairement le chevreau,
le pigeon, mais aussi la gazelle,
la caille et la perdrix.
Mais c’était surtout le poisson
qui nourrissait le petit peuple,
mangé le plus souvent grillé ou séché.
Si bien que la base du menu habituel,
et souvent le menu tout court,
était composée de pain et de poisson.
On retrouvera cela dans les Evangiles :
multiplication des pains,
repas du Christ ressuscité …
on mangeait beaucoup de sauterelles :
il ( Jean Baptiste )
se nourrissait de sauterelles
et de miel sauvage
Mt 3,4
Cuites à l’eau avec du sel,
comme des crevettes,
séchées ou confites dans le miel
ou le vinaigre,
ou bien réduites en poudre pour
parfumer des galettes.
Tout cela était cuisiné
avec beaucoup d’épices :
le sel, venant des bords de la Mer Morte,
mais aussi cumin,
câpres, coriandre, safran, etc.
Le beurre étant quasiment inconnu,
tout était évidemment cuisiné
à l’huile d’olive, qui servait aussi
en médecine.
Enfin,
une grande place était donnée aux fruits :
melons, grenades et dattes,
figues et raisins dont Jésus parlera souvent,
mais aussi les fruits secs grillés :
amandes, noix, pistaches.
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