Les étapes
de la croissance spirituelle de l’individu
ne sont pas à confondre avec sa croissance physique,
psychique et affective.
Avant de décrire ces étapes,
il est important de savoir qu’elles se chevauchent l’une l’autre.
Chaque étape est nécessaire
et il faut la dépasser.
On ne peut pas régresser
d’une étape à une autre, mais on peut y rester fixé,
tombant alors dans
l’abus spirituel.
L’être humain
est « un animal spirituel »
qui va nourrir sa vie spirituelle
. Comment ?
Cela dépend de l’objet de sa foi
et de sa foi en collectivité.
Quand on pose la question
à des croyants, on met l’accent sur le vécu personnel
au détriment du vécu
collectif.
La croissance spirituelle
se fait toujours par crises successives
(que l’on soit chrétien, bouddhiste, musulman, etc.),
en conjuguant d’abord une séparation,
une différenciation, puis par une ouverture
à une autre dimension spirituelle.
Il y a donc une part
de crainte et de deuil, un temps de régression,
un temps de prise de conscience des limites dans lesquelles
on est et qu’il faut dépasser. On ne peut pas accélérer
la vie, mais on peut la détourner.
La croissance suit un cours :
s’il y a violence dans la vie spirituelle,
il y aura une fixation à un stade du développement
de la personne avec l’émergence d’une
pathologie spirituelle.
Le risque est celui
d’une communauté religieuse fixée à un stade :
l’individu restera fixé à la pathologie
de l’église.
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