...
voire
une maladie,
affirme l'auteure
d'un livre sur l'introversion
et d'un blog sur les introvertis
dans une tribune au
New YorkTimes.
Non
seulement
la timidité et l'introversion —
ou plus précisément, le tempérament
précautionneux et sensible qui les favorise—
sont normales, mais elles ont même
une grande valeur, et pourraient
bien être essentielles à
la survie de notre
espèce, estime
Susan Cain.
Pour
Susan Cain,
la timidité et l'introversion
sont toutes deux sous-évaluées
dans un monde qui fait l'éloge de l'extraversion,
alors même qu'on trouve ces deux qualités
depuis très longtemps dans notre
espèce, y compris à des postes
de responsabilité,
(voir Moïse )

On
trouve
des «sitters»
(«des gens qui s'assoient»),
c'est-à-dire des individus qui restent
dans leur coin et observent, et des «rovers»
(«nomades»), c'est-à-dire des individus
qui se jettent dans des situations
sans beaucoup observer leur
environnement auparavant,
chez les humains et
certaines autres
espèces
animales.
Et
une expérience
chez des poissons a
montré que les «sitters» échappaient
à un piège là où les «rovers» se jetaient dedans,
suggérant que dans certains cas, il y avait
un intérêt évolutionnaire à être
introverti plutôt qu'extraverti
(dans d'autres, c'est le
contraire).
Les
«rovers»
prennent plus
de risques (enrichissant et/
ou dangereux) au fur et à mesure
qu'ils grandissent, risquant par exemple
davantage que les introvertis d'être
hospitalisés, d'avoir des relations
extra-conjugales pour les
hommes ou de changer
de relations
amoureuses
pour les femmes.
Les introvertis ont tendance
à apprendre en observant plutôt
qu'en agissant et à réfléchir davantage
avant de prendre des décisions.
Plusieurs études ont montré
que les introvertis
obtiennent
plus de
prix académiques
que les extravertis, alors
même qu'ils ont le même QI, et que
beaucoup des plus créatifs sont des «sitters»,
qui aiment travailler tranquillement seuls.
En plus de ça, l'anxiété peut en fait avoir
un rôle social important: elle influe
sur le développement
des consciences
des enfants.
Quand on
leur
fait des
remontrances
sur leur comportement,
ils deviennent anxieux et comme
l'anxiété est déplaisante, ils ont tendance
à développer des comportements plus sociaux.
Les personnes introverties sont en plus
meilleures que les extravertis pour
mener des équipes d'employés
proactifs.
Si on
continue
à considérer que
la timidité est une maladie
qu'il faut guérir, et que les «sitters»
décident de tous se soigner, on pourrait
bien se retrouver dans un monde où
il n'y a plus que des «rovers», ce
qui n'est pas souhaitable.
Susan Cain
veut
que l'on repense
notre approche de l'anxiété
sociale en s'occupant de la douleur des
introvertis mais en respectant leur
caractère qui sous-tend cette
introversion, en les
encourageant
à utiliser ces
qualités.
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