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la
plupart
des emplois du verbe grec
blasphêmôdans de l'A T concernent des étrangers
qui parlent mal ou de façon inexacte
du Dieu d'Israël .Tel est le cas
des Edomites,
«Ainsi tu sauras
que moi, je suis Seigneur j'ai entendu
la voix de tes injures car tu as dit des montagnes d'Israël :
“désertes, elles nous sont données
en pâture !”»
Ez 53,12
Tel
est aussi
le cas de
mésopotamiens
“Car
ainsi
parle le Seigneur :
d'abord mon peuple descendit
en Egypte pour y séjourner en immigré
. Puis ils furent déportés avec violence en Assyrie.
Puis l'Assyrien l'opprima pour rien.
Et maintenant, pourquoi
êtes-vous ici ? dit le
Seigneur
car mon peuple
a été pris pour rien.
Soyez stupéfaits et hurlez !
Ainsi parle le Seigneur : A cause de toi
,constamment,mon nom est
blasphémé parmi
les Nations.”
Esaïe 52,4-5
le texte
de Daniel 3 ;,29 rapporte
que trois garçons, Shadrak, Meshak
et Abed-Mégo ont été jetés dans une fournaise
mais furent miraculeusement préservés.
Témoin du miracle
le roi s'exclame
alors
:«J'ordonne
que toute nation,
de quelque tribu, et toute langue
qui blasphèmera contre le Dieu de Shadrak,
de Méshak et d'Abed-Nego sera mis en pièces.
Sa maison sera réquisitionnée, parce qu'il
n'y a aucun autre Dieu qui puisse
délivrer ainsi.»
On trouve
aussi un petit nombre
de textes relevant de la littérature
de sagesse dans lesquel le verbe blasphêmô
est employé non pour des païens
mais pour des Israélites
dont la
conduite
est vigoureusement
dénoncée. Ici encore, il serait
sans doute erroné de penser que
les ‘blasphèmes’ sont des paroles grossières
ou injurieuses à l'égard de la divinité. Il s'agit bien
plutôt de pratiques cultuelles ou éthiques
ou encore d'énoncés théologiques
avec lesquels l'auteur biblique
est en désaccord.
“Quiconque
abat un taureau
indûment est comme celui
qui tue un chien celui qui apporte
de la farine est comme celui qui offre du sang
celui qui donne de l'encens en
souvenir est comme un
blasphémateur...”
Esaïe 66,3
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