Alors que nous
ne voyions pas d’issue
à notre malheur,
nous ouvrons les yeux
sur de nouvelles avenues.
Alors que nous n’entendions plus
l’appel de l’amour,
il retentit à nouveau dans nos cœurs.
Alors que nous ne nous sentions
pas la force de faire un seul pas de plus,
nous bondissons
comme un cerf.
Et tout à coup
tout change
alors que la vie nous semblait cruelle
et inhumaine.
Lorsque Christ approche, le monde –
même souffrant -
change sous nos yeux en
Royaume de Dieu.
Vienne ton Règne, Seigneur de gloire!
Vienne ta lumière
sur nos coins d’ombre!
Vienne ton écoute dans
notre bruit!
Vienne ta parole féconder
notre silence!
Viens ô Christ pèlerin sur nos routes!
Aide-nous à retrouver le chemin
qui mène au Père.
Fais-nous nous lever
de notre torpeur et de
notre égoïsme.
Alors retentiront
des milliers de bonnes nouvelles
dans notre monde.
Alors nos lèvres chanteront
la louange de Dieu,
Alors nous saurons témoigner
correctement de l’amour
de Dieu.
Mais pour cela,
ne faut-il pas d’abord expérimenter
nous-mêmes l’amour divin?
Et comment
l’expérimenter nous-mêmes
si nous n’osons pas nous ouvrir
à la venue de Dieu dans nos vies?
Cette venue
peut se faire à travers
des rencontres inespérées,
à travers des étrangers
ou même des gens
de qui nous nous tenons loin.
Elle peut se faire aussi
à travers des événements douloureux,
qui préparent notre cœur
à accueillir le mystérieux don de Dieu
. D’où le besoin d’ouverture
et d’audace face à l’inconnu.
Cette ouverture
et cette audace font partie de l’acte de foi.
Et l’acte de foi nous appartient
entièrement.
Alors s’ouvriront
les yeux des aveugles et les oreilles
des sourds
Esaïe 35,5.
Les évangélistes voient
dans le ministère de Jésus
l’accomplissement
des attentes prophétiques.
Esaïe encourage
ses compatriotes à mettre
leurs espoirs les plus chers en Dieu.
La venue de Dieu
parmi nous aura pour effet
de nous libérer de nos chaînes
nous guérir de nos maladies,
nous aider à dépasser nos limites.
Cela changera le monde tel
que nous le voyons,
tel que nous le connaissons.
Les déserts deviendront des lacs,
les boiteux bondiront comme des cerfs,
la bouche du muet dira sa joie.
C’est la revanche de Dieu
contre toutes nos souffrances,
contre tout le mal
que nous créons nous-mêmes,
contre nos peurs et nos désespoirs.
Seul Dieu en personne
peut transformer nos déserts en oasis.
Il nous appartient cependant
de nous ouvrir à lui,
de l’accueillir au jour de sa visite,
de ne pas nous enfermer
dans notre malheur.
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