Qu’elle soit récente
ou datant de ta petite enfance,
cette expérience a pu laisser en toi des traces douloureuses,
parfois au point où la colère brûle et monte
comme la lave qui veut sortir d’un volcan.
Plutôt difficile de canaliser un tel volcan!
Quels chemins prendre pour ne pas laisser
ta colère te détruire
ou retomber sur ton entourage?
L’étouffer et faire comme si elle n’existait pas?
La taire jusqu’à en devenir malade?
Si tu te donnais le droit de ressentir ta colère,
de l’accueillir même au point de la crier!
Peut-être en présence d’une autre personne
prête à t’entendre sans aucun jugement; ou encore
seul en forêt,
dans ta voiture ou sur
le bord d’un lac…
Nommer sa blessure
Dieu n’est pas insensible
à cette souffrance qui t’habite
et qui te ronge.
Peu à peu, respire ta vie sous son regard bienveillant
et permets-toi de laisser retomber
la poussière,
de nommer la souffrance cachée derrière ta rage,
de voir clair sur l’offense
qui t’a été faite et qui t’a blessé injustement,
d’oser en parler avec une personne
de confiance pour mieux faire la part des choses,
d’aller au-delà des jugements négatifs
sur toi-même ou sur l’autre
personne concernée.
Bref, prendre le temps de mettre des mots
sur ce qui se passe
EN TOI
et accueillir cette partie blessée
qui était perdue en osant dire :
« Ça m’est arrivé. »
Ton propre chemin vers l’unité intérieure
s’ouvre et se dessine dans l’accueil de ce tu portes.
T’exprimer, c’est choisir de vivre.
L’émotion passe par le corps et
« ce qui ne peut valser sur les lèvres s’en va hurler
au fond de l’âme »
C. Bobin
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