Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

2008-06-09T08:30:00+02:00

Gérer les conflits ; une tâche difficile mais nécessaire

Publié par sulamite -

 

Le processus,

c’est la façon de gérer les conflits telle que je l'ai apprise,

telle qu'elle est inscrite

dans mon cerveau.

Comment ai-je appris  à gérer les conflits dans mon enfance ?

Comment l'ai-je fait jusqu’à maintenant ?

Je continuerai à gérer mes conflits selon le logiciel qui est là, ancré en moi

. Il faut beaucoup de persévérance, de temps et de bonne volonté

pour changer un logiciel,pour modifier la façon de

gérer les conflits.


 

Dans le contexte de gestion du conflit, il y a de nombreuses possibilités.

Certaines sont bonnes, d’autres sont profondément mauvaises.

Mais comme je l’ai dit, chacun a ses logiciels et c’est ce qui pose problème

. Dans un conflit, il y a toujours cette opposition entre deux points,

entre la tâche que nous réalisons ensemble,

le pourquoi nous sommes ensemble

et la relation que nous voulons développer en étant ensemble,

les deux ne pouvant pas s’exclure, surtout dans une Église,

une famille, un couple.

Il y a trois façons négatives de gérer le conflit :

 

  • L’évitement.

  • Ne pas gérer un conflit n’a jamais fait qu’un conflit n’existe pas

    ce n’est pas parce qu’on enfonce un conflit dans l’eau qu’il a disparu.

 

  • La domination.

  • L'un impose à l’autre sa façon de voir.

  • Peut-être que la tâche se fera, mais ce sera au détriment de la relation.

  • Je ne vois pas comment dans une famille ou une Église,

  • on pourrait gérer les conflits

  • de cette façon.

 

  • À l’opposé de la domination, il y a

  • le sacrifice.

  • Ceux qui sont prêts à renoncer à tout pour qu’il n’y ait pas de conflit.

  • Seulement, ils n'iront nulle part, ils ne feront rien et ne s’épanouiront jamais.

  • Le sacrifice n’est pas une bonne solution pour gérer le conflit.

  • C’est peut-être un moindre mal pour quelques-uns,

  • permettant d'éviter la souffrance,

  • mais ce n’est pas une solution et se sacrifier

  • n’a jamais aidé à faire avancer une relation

  • et encore moins la tâche.

 

  • Et puis il y a l’axe positif tracé au milieu, sur lequel il faut avancer,

  • l’axe du compromis, et mieux encore, l’axe de la coopération.

  • C’est l’axe sur lequel il faut se placer, où on renonce à dominer sur l’autre

  • et à tout désir de puissance pour trouver une solution,

  • où on renonce à chercher des coupables ou des responsables,

  • mais où on trouve des gens qui veulent œuvrer ensemble

  • pour trouver un projet commun,

  • permettant l'épanouissement de chacun.

  • C'est exactement cela qui est appliqué dans

  • Actes 6,

  • par exemple, à propos du conflit des veuves.

  • Pierre ne domine pas, n’évite pas,

  • ne prêche pas le sacrifice.

  • Mais il cherche l'axe de la collaboration grâce auquel la structure même

  • de l’Église évoluera et la relation dans l’Eglise

  • se développera.



 

Dans Actes 15,

on rencontre un autre conflit, entre Paul et Barnabas,

et celui-là a été mal géré.

Paul, on le sait, n’était pas un champion des relations humaines.

Barnabas n’était pas n’importe qui.

« Fils de la consolation », c'est la signification de son nom.

C’est lui qui introduit Paul, qui l'amène chez les apôtres,

et lui met le pied à l’étrier.

On ne peut pas dire que Barnabas n’était pas un bon chrétien !

 

Or Paul, dans le différend qui l’oppose à Barnabas,

décide de dominer.

Il dit :

C’est comme ça, c’est moi le chef, et c’est comme ça que je veux que ça marche.

Et si tu n’es pas content, c’est pareil.

Barnabas, heureusement, dit non.

Il dit :

Moi, je ne me sacrifierai pas. Je préfère ne pas venir avec toi

plutôt que de me sacrifier.


Vous vous rappelez qu’ils avaient l'un et l'autre été mis à part

par le Saint-Esprit et qu’on leur avait imposé les mains

pour la mission qui leur

était réservée.

Paul s'imagine pouvoir continuer la même mission simplement en changeant d’équipier.

Il croit avoir géré ce conflit.

Il va essayer de continuer la tâche pour laquelle

le Saint-Esprit avait mis à part

Paul et Barnabas.

 

Et que s’est-il passé ? Eh bien, Paul, avec les gens qu’il a pris,

Silas et Timothée, n’a pas pu continuer  sa mission.

« Empêchés par le Saint-Esprit » nous dit la Bible.

Il n'a pas pu prêcher l'Évangile comme il l'avait projeté.

Il doit changer de projet parce qu’il a changé d’équipe.

On oublie parfois de le dire.

Paul, ce jour-là, ne s’est pas rendu compte

que la non-gestion de ce conflit l’amenait à un échec.

Vous allez me dire que l’évangélisation de l’Europe s’est tout de même faite.

Sans doute, mais elle aurait pu se faire autrement, différemment.

J’aime beaucoup l'apôtre Paul, mais là il a fait une erreur 

-  et vous savez que plus tard, il reconnaîtra qu’il a eu tort.

 

Ce que je veux dire 

c’est que si nous optons pour la coopération,

alors nous avons une chance que nos conflits soient positifs.

Mais tant que nous restons dans la domination, dans l’évitement, dans le sacrifice,

il n’y a aucune chance que le conflit nous fasse progresser en tant qu’individus

comme en tant que groupes.

 

Pour résumer et en conclusion :

 

  • Avoir une attitude normale face au conflit, c’est savoir

  • que toute relation est conflictuelle.

 

*  C’est choisir, dans la gestion du conflit, une attitude qui permette la création

du Sujet que je suis

et permettre à l'autre de devenir

Sujet également.

 

* C’est travailler à mon identité dans la gestion du conflit.

 

Et voici une dernière image :

les conflits,

qui souvent nous pèsent comme du plomb,

« plombent » nos vies, peuvent devenir, je le crois,

de l’or dans nos vies

par l’alchimie d’une bonne gérance,

d’une bonne volonté.

 


Jacques Poujol

 

 




commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon Blogger Template | Gift Idea - Hébergé par Overblog