Jusqu'à
maintenant
au Japon, société de devoir, c'était la famille,
le groupe, la compagnie dans laquelle il travaillait
qui disaient au Japonais qui il était.
C'était le groupe qui faisait
les choix pour lui,
qui décidait
pour lui dans tous les domaines
(école, loisirs, mariage, travail, religion…)
Nul besoin de solliciter alors son véritable moi
. Ce dernier était relégué au fond de sa bouteille, tout "rabougri".
La société post-moderne, société de droit,
met elle, le Sujet en avant.
Elle commence à laisser
à chacun la liberté
de choisir sa façon d'être,
de penser, de vivre sa vie. Mais comment
assumer cette liberté et surtout comment pouvoir faire
des choix quand on n'a jamais
appris à le faire?
Comment
arriver à faire parler
son vrai moi quand on ne lui a jamais
appris à s'exprimer? Quand son droit à l'existence
à toujours été bafoué ? Dans de telles
conditions ce n'est pas facile
de faire sortir son vrai
moi de sa bouteille
et de l'amener à la surface.
Non seulement ce n'est pas facile
mais pour beaucoup c'est terrorisant
et cela peut conduire soit au suicide,
soit à devenir Hikkikomori.
Pour y arriver
il est important que la personne
fasse une relation d’aide. Seule, cela est impossible.
Durant la relation le rôle du conseiller
est avant tout de soutenir
et d’encourager la personne.
Il est important de l’aider à trouver confiance en
elle-même afin qu’elle puisse trouver
la force d’entreprendre
jusqu’au bout ce voyage en quête de son identité.
« L’impérialisme culturel »
ne tient pas compte du concept de la
contradiction entre le honne et le Tatemae
que ressentent les Japonais à l'intérieur d’eux-mêmes.
Il ne prend pas en compte non plus le problème
de la société post-moderne que
confronte le Japon
. En ignorant
ces faits les missionnaires
et pasteurs enferment les Japonais
qu’ils évangélisent dans une autre bouteille…
‘made in America’.
Les préjudices sont très importants
car ils ne font qu’aggraver profondément
les problèmes identitaire de la personne.
Celle-ci va rencontrer d'énormes
difficultés pour arriver
à restructurer
son vrai moi et pour
rentrer en contact avec lui.
Pour cela le travail de relation d’aide
est très long et difficile et peu de victimes l'entreprennent.
La plupart de celles-ci quittent leurs églises en silence,
restant dans leur confusion
identitaire.
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