Luc 8 : 43
Là, une femme fluente de sang depuis douze ans avait dépensé
toute sa vie
en médecins, mais personne n’était assez fort pour la guérir.
44 Elle s’approche derrière lui, touche le sisit de son
vêtement,
et soudain son flux de sang cesse.

bios, 'tout son avoir’, 'tout ce qu’elle avait’, toute sa vie
N’y a-t-il pas là encore bien plus
que de l’argent ?
Pour cette femme malade, la perte du sang qui s’échappe d’elle inexorablement,
la condamne selon les lois de l’époque à l’impureté
et donc l’exclusion de toute relation, de toute vie sociale,
familiale, religieuse,
la rejetant avant l’heure du coté de la mort.
Alors la dépense de son argent auprès de médecins impuissants
signifie non seulement la perte de sa santé et de ses ressources
mais également la perte de l’espoir, la perte d’un avenir,
la perte de la vie
dans toutes ses dimensions.
Il ne lui reste qu’un élan de souffle, d’audace, de vitalité
pour se faufiler dans la foule,
malgré l’interdit, malgré la honte,
pour toucher subrepticement la frange du vêtement
de celui en qui se manifeste la puissance de Dieu,
la puissance de vie.
Guérie, elle retrouve la plénitude de la vie, qui lui est signifiée par
les paroles de Jésus :
« Ta foi t’a sauvée, va en paix. »
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