Les
scribes
et les pharisiens
sont venus avec une
femme prise en flagrant
délit d’infidélité. La question
qu’ils lui posent est en fait un piège.
Ils lui demandent de se prononcer
sur la loi de Moïse qui demande
la mise à mort d’une telle
personne. Jésus ne
répond rien
d’abord.
Il se
baisse,
apparemment
indifférent à la question
, trace des traits sur le sol.
Ils insistent, désireux qu’ils
sont de le mettre en contradiction
avec la loi mosaïque pour avoir
un motif de condamnation.
Brusquement Jésus se
relève et les
interpelle.
Il
leur
lance une
véritable provocation :
« Celui d’entre vous qui est
sans péché, qu’il soit le premier
à lui jeter une pierre. »
Jésus refuse
d’entrer
en
polémique
avec ces hommes
si désireux de faire
appliquer la loi. Il ne dit
rien de cette dernière, mais
place ses détracteurs devant
un défi auquel ils ne s’attendaient
certainement pas. QUI est sans péché
et peut lui jeter la pierre. C’est une
manière de souligner que le croit
de juger n’appartient en fait
et en droit qu’à Dieu seul.
Les adversaires de Jésus
ont parfaitement
compris le défi.
Ils s’en vont
tous,
en
commençant
par les plus vieux,
bien conscients qu’aucun
d’entre eux ne saurait prétendre
à une telle perfection. Jésus reste seul
devant la femme toujours là. Il ne lui
dit rien qui l’enfonce dans sa faute,
mais lui adresse une parole
d’encouragement et une
recommandation :
« Moi non plus,
je ne
te
condamne
pas. Va, et désormais
ne pèche plus. »
Se montrer
capable
d’aider
la
personne
tombée à terre
à se relever et l’inviter
à reprendre sa route, sans
la juger. Voilà bien le vrai
défi qu’il lance à qui
veut exercer la
miséricorde.
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