Le
Seigneur
a « fait éclater
sa miséricorde » (1,58).
Ses voisins, ses proches,
entendent que IHVH–Adonaï
a magnifié son secours
matriciel pour elle.
Ils se réjouissent
avec elle.
Voilà
la bonne
nouvelle qui
se propage dès
les premières pages
de l’Evangile de Luc et
fait naître la joie. Le mot
« miséricorde » revient avec
insistance, et le plus souvent, ce
sont les témoins de l’incarnation qui
la chantent. C’est l’accomplissement
d’une longue histoire, « l’alliance sainte »
dont parle Zacharie, où Dieu n’a cessé de
manifester sa miséricorde. Le
fameux « hésed », mot
hébreu qui parcourt
toute la Bible.
Ps 118,4
Les
frémissants
de IHVH–Adonaï
diront donc: Oui, en
pérennité son
chérissement!
Ps
136,1 :
Célébrez
IHVH–Adonaï,
oui, quel bien!
Oui, en pérennité
son chérissement!
L’autre mot hébreu,« rahamîm »
, suggère le sentiment
d’amour bienveillant
qui provient des
entrailles
mêmes
de
Dieu :
un Dieu
qui porte
l’humanité en
ses entrailles comme
une mère, ou comme le
père de la parabole accueille
le fils prodigue en son sein. Un
amour infini, viscéral, déployé
tout au long de l’histoire
biblique et qui
s’incarne,
à la
plénitude
des temps,
dans les entrailles
de deux femmes : Elizabeth
la stérile ; et surtout Marie, qui
va concevoir et enfanter « le Seigneur sauve »
. Des entrailles de miséricorde de notre
Dieu advient pour le monde une
nouveauté absolue : un
enfant nous est né,
un sauveur
nous est
donné.
Il
sera
le visage
de la miséricorde
infinie du
Père.
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