Lui,
il a ce
coeur d’enfant
de ne rien savoir
des distinctions. Le
vertueux et le voyou, le
mendiant et le prince, il s’adresse
à tous de la même voix limpide,
comme s’il n’y avait ni
vertueux, ni voyou,
ni mendiant, ni
prince, mais
seulement,
à chaque
fois,
deux
vivants face
à face, et la parole
dans le milieu des deux,
qui va, qui vient.Ce qu’il dit
est éclairé par des verbes
pauvres; prenez,
écoutez,
venez,
partez, recevez,
allez. Il ne parle pas
pour attirer sur lui une
poussière d’amour. Ce qu’il
veut, ce n’est pas pour lui
qu’il le veut. Ce qu’il
veut, c’est que
nous
supportions
de vivre ensemble.
Il ne dit pas: aimez
moi.Il dit: aimez
vous.
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