"un
cœur
humain
est semblable à
un navire sur une mer en
furie, pourchassé par les ouragans
venus des quatre coins cardinaux. Tantôt
nous assaillissent la peur et le souci d'un
désastre à venir tantôt nous
sommes surchargés
par le chagrin
et la
tristesse
d'un malheur
présent. Tantôt se lève
la bise de l'Espérance et de la
présomption d'un bonheur futur:
tantôt souffle le vent de la
sécurité et de la joie des
biens présents."
Luther
S'il
y a une
dimension
thérapeutique à la
prière, et à la pratique
des psaumes, ce n'est pas
seulement parce qu'ils permettent
une extériorisation de la réalité
psychologique ou somatique.
Car ce qui crie en l'homme
et veut se dire, prier,
ce n'est pas sa
seule
intériorité,
mais c'est toute
sa situation existentielle.
Autrement dit, la prière exprime
et embrasse la précarité humaine. Ce qui
somme toute est normal, puisqu'elles ont
la même étymologie. Et si l'on dit cela
à propos de la souffrance, on peut
également le dire à propos de
la joie, de l'exultation, de
l'espérance.La prière
est une exclamation
non retenue,
un trop-
plein.
Je
prie
parce que
la vie est une tempête
et que devant Dieu je peux dire
que la vie est une
tempête.
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