C’est
pourquoi,
quiconque entend
ces paroles que je dis et
les met en pratique, sera semblable
à un homme prudent qui a bâti sa maison
sur le roc. La pluie est tombée, les
torrents sont venus, les vents
ont soufflé et se sont jetés
contre cette maison:
elle n’est point
tombée,
parce
qu’
elle
était fondée
sur le roc.Mais
quiconque entend ces
paroles que je dis, et ne les
met pas en pratique, sera semblable
à un homme insensé qui a bâti sa maison
sur le sable.La pluie est tombée, les torrents
sont venus, les vents ont soufflé et
ont battu cette maison: elle
est tombée, et sa
ruine a été
grande.
Le
moralisme
donne souvent de
très bons conseils, mais il y
a de lourds dommages collatéraux.
Il est extrêmement élitiste. Une morale qui
dit que l’essentiel est de faire le bien sauve
celui qui y arrive, le riche qui peut être
généreux, celui qui est assez
équilibré pour être bien
maître de lui, celui
qui est assez
philosophe
pour
être sage,
celui qui a été
aimé, entouré, éduqué…
Au contraire, le Christ accueille
les « personnes de mauvaise vie »,
qui disent qu’elles n’y arrivent pas. L’Evangile
est donné pour tous, l’Évangile qui dit
que nous sommes sauvés , parce
que au fond du fond de
notre être il y a
ce socle
qu’est
le
Christ,
et que même
en le voulant très
fort il n’est dans le pouvoir
de personne, nous dit Paul, de poser
d’autres fondations à notre être individuel.
Il dit ça à des Corinthiens dont il dit ensuite
que franchement ils exagèrent dans
la mauvaise conduite et que
nulle part, jamais,il n’a
vue de telles horreurs
que chez eux
1 Cor. 5 :1
À
ceux-là,
à nous, le Christ
dit tout est à vous et
vous êtes à Christ et Christ est
à Dieu. Il vous gardera en Christ.
Mettez-vous à l’écoute de l’Esprit en vous,
puis faites au mieux. Tout est à vous.
Le moralisme est vrai sur le plan
théorique, mais souvent faux
sur le plan pratique. Par
exemple, le moraliste
dira « il
faut
pardonner »
. C’est bien pour
ceux à qui rien de grave
n’a été fait. C’est bien pour ceux
qui ont un cœur et une tête en pleine
forme. Mais à celui qui est déjà brisé ce
moralisme ajoute encore la culpabilité
de ne pas arriver à pardonner tout
de suite. Alors c’est vrai qu’il
est bon de pardonner,
mais pour que cela
soit possible,
il faut
vivre
un miracle
de croissance et
de purification, un miracle
dont nous en avons la source au
fond de nous-mêmes, Christ nous
aide à nous mettre à son écoute. Cette
« sagesse » qui dit qu’un chrétien
doit pardonner peut pousser
une femme maltraitée
à accepter de se
laisser
maltraiter
, cette bonne morale
parfois, sera source de la
mort d’une femme martyr. Telle fois
le pardon sera l’acte juste. Telle autre
fois c’est la révolte qui sera
prophétique et le départ
qui sera l’acte juste,
Le pardon
pourra
venir après…
la grâce du pardon
pour tous.Le moralisme
nous dit que la vie, c’est de
servir l’autre, d’aider le pauvre,
de visiter le malade. C’est très vrai et
c’est très épanouissant pour celui
qui a du pain à donner, la
santé et la liberté pour
se promener.
Mais en
disant
cela,
que va
ressentir
celui qui n’en
n’a pas les moyens ?
Cette bonne morale dit à celui
qui est handicapé que sa vie ne serait
pas belle, pas véritable et pas bonne. Rien
n’est moins faux. Elle est seulement plus dure
que d’autres, mais possiblement plus belle,
plus véritable et meilleure. Le Christ
nous dit que le roc de la Parole
de Dieu est la fondation
de l’être de chacun,
source de toute
dignité.
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