‘’Et
toute
la terre une
seule lèvre (langue)
et des paroles unies…Bâtissons-
nous une ville et une tour. Sa tète
aux cieux. Faisons-nous un nom que
nous ne soyons dispersés sur
la surface de la terre.’’
Gn 11:1.4
Et
c’est
ce projet
qui semble, somme
toute, assez innocent, voire
humaniste qui amènera justement
la dispersion tant redoutée. Passage à
l’acte de Dieu, jaloux de son pouvoir
omnipotent? On reconnaitra plutôt
l’acte salutaire d’un Créateur
conscient du péril mortifère
que courait sa créature.
En effet, si la langue
devient unique,
elle ne
peut
plus
éclairer
les différences,
« au lieu de constituer
une alliance entre des ‘’Je’’
parlant chacun sa parole, le ‘’Nous’’
devient factice, première non-personne
du pluriel. Cette parodie d’harmonie,
unanimité? Non, car pour faire une
seule âme encore faut-il que
chacun n’ait pas perdu
la sienne. »
M Balmary
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