Je
pourrais
parler de mon
séjour intra utérin.
Neuf mois à ne faire qu’un
avec une femme, ce n’est pas rien.
Ensuite, deux ans dans les bras d’une autre
femme une nourrice espagnole. Ensuite
quatre ans avec ma grand-mère,
artiste peintre qui m’initiait
à la beauté. Ensuite
des maitresses
d’école
et
des
cheftaines
de louveteaux
que j’ai vénérées. J’ai
vécu des années comme
un jumeau de mon unique
sœur et je ne parle pas de la place
incomparable d’une mère dans le cœur
d’un fils.Durant ma jeunesse, j’ai cultivé un
nombre assez étonnant d’amitiés féminines.
Vingt à trente pages par mois de correspondance…
Je ne me lassais pas d’accueillir ces “voix de
femmes” qui m’ouvraient à une autre
dimension. “La femme est la
sentinelle de l’invisible”.
(Jean-Paul II)
Ce n’est
pas
un hasard
si au pied de la
Croix il y avait trois
femmes et un seul homme
. Au nom des hommes mes semblables
je voudrai faire une demande de pardon
à toutes les femmes humiliées, non écoutées,
défavorisées, maltraitées, battues, violées.
Les mâles sont souvent des prédateurs.
Mais vous les mères qui avez en
charge l’éducation des mâles
veillez à leur inculquer
la tendresse et le
respect dès
leur plus
jeune
âge.
J’achève
mes propos par
une sorte de poème que
j’ai composé il y a quelques années.
Lorsque je dis Je, j’évoque bien des hommes
et je m’adresse à bien des femmes à travers une seule.
Femme je suis le nomade tu es le foyer
je suis le désert tu es l’oasis
je suis l’impatience tu es
la douceur
je suis
l’aventure
tu es la gardienne
je suis la prose tu es
la poésie je suis la force
tu es le courage je suis
l’ambition tu es
la générosité.
S Rougier
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