Quand
on dit que
le culte (réunion
du dimanche matin )
est un culte, un hommage
rendu à Dieu, mon hommage,
l’hommage de l’Église rendu à Dieu,
le service rendu à Dieu, alors on
court le risque de réduire à ce
moment particulier le
service qui doit
lui être rendu.
La vie du
croyant,
la
vie de
l’Église,
se concentre
sur le culte, au point
de se réduire au culte. Plus
on exalte le culte, plus on attend
du culte et plus on risque de mener
une existence virtuelle, qui se contente
de rites, de cérémonies et croit ainsi
avoir rendu hommage à Dieu.
C’est tout le sens de la
critique du culte
chez
les
prophètes
de l’AT. Dieu désire
l’obéissance plutôt que les
sacrifices (1S 15.22).
Le jeûne auquel
Dieu prend
plaisir,
c’est
de
détacher
les chaînes
de l’injustice (És 58.6)
. Et Amos ironise sur les gens
qui extravaguent au son du luth
et se prennent pour David (Am 6.5).
Plus le culte est une réussite
esthétique, plus il offre de
satisfactions au
participant,
et plus
il
court
le risque
d’être une activité
qui tourne sur elle-même.
On croit qu’on a ainsi honoré
Dieu parce qu’on s’est fait plaisir,
alors que Dieu, lui, nous attend le lundi
matin au travail ou le dimanche soir
avec notre famille pour voir si
nous lui rendons vraiment
un culte. L’insatisfaction,
les frustrations
autour
du
culte, sont
probablement
salutaires, bienheureuse
insatisfaction, si elle nous réoriente,
d’une part vers l’enseignement, je suis là
pour apprendre et l’enseignement
ce n’est pas toujours très drôle,
et d’autre part vers la mise
en pratique effective
tous les
jours
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