Chaque
dimanche,
dans la plupart
des lieux de culte
l’officiant croit bien faire,
lors de la prière dite d’intercession,
d’une part en présentant au Seigneur
un panel des guerres ou des
catastrophes
naturelles
sous
les
feux de
l’actualité,
et d’autre part
en évoquant les
souffrances et difficultés
rencontrées par les
êtres qui nous
sont chers.
cela
part
d'une bonne
intention , mais
n'y court on pas le risque
d'oublier l’omniscience
de Dieu ou pire,
d'estimer
devoir
appeler son
attention sur tel
ou tel malheur, de crainte
qu’il oublie ou ne s'en soucie ?
une prière centrée par nos soins
sur des sujets identifiés,
partagée par le plus
grand nombre,
pourrait
faire
le
poids
auprès d’un Dieu
partiellement amnésique ?
Pense-t-on vraiment que c’est en
fonction du nombre de ceux qui prient
et de leur ferveur que Dieu offrirait la solution
à tous nos problèmes ? Le risque de ce type
de prière traditionnelle est de dé
-responsabiliser l’être humain
qui attend tout de
Dieu,,,Dans
ce type
de
rituel
que deviennent
ceux pour lesquels personne
ne prie ? Pense-t-on vraiment
que si quelqu'un est gravement malade,
Dieu peut le guérir,mais qu’il attend
qu’on l'ait prié avec assez
d’insistance ?
Ou pas
assez
nombreux ?
Gardons nous
de cette foi conventionnelle
qui prétend que si nous demandons
quelque chose en priant, nous l’obtiendrons.
Car ce catalogue lancinant des demandes
collectives et individuelles, en se
voulant exhaustif, est en
réalité bien
exclusif.
Il
n’est
surtout
qu’une illustration
d’une théologie des œuvres,
comme si la prière avait, de par sa
sincérité et sa répétition, un quelconque
mérite auprès du Seigneur qui nous
le rendrait bien en nous
exauçant
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