Deux chercheurs
de l’Université américaine Cornell
ont étudié scientifiquement certains aspects
du comportement humain,
et leurs conclusions
nous permettent
de mieux comprendre le comportement
des chrétiens charnels.
Mais ne vous inquiétez pas
pour ce petit recours à la psychologie!
Lorsque la psychologie se contente
d’observer et de décrire
des comportements humains,
dans certaines circonstances bien définies,
elle n’a rien de mauvais en soi
. Là où nous devons nous méfier de la psychologie,
et même la rejeter complètement,
c’est lorsqu’elle nous donne des conseils
et des recommandations qui sont directement
inspirés de la sagesse humaine, et qui n’ont
plus rien à voir avec la Parole de Dieu.
Ou alors, quand elle construit des théories
sur la nature humaine qui s’écartent
complètement de la
révélation divine.
Mais la simple description
de certains comportement humains
nous permet d’établir des faits indiscutables,
dans les conditions définies par ces observations
. Et nous pouvons en tirer profit pour comprendre,
d’une part, de quelle manière peuvent se comporter
des êtres humains qui ne sont pas passés
par une nouvelle naissance en Christ, et,
d’autre part, pour expliquer le comportement
des chrétiens charnels.
En effet,
lorsqu’un chrétien,
même né de nouveau, se laisse contrôler
ou dominer par la chair, son comportement
n’est pas différent du comportement de quelqu’un
qui n’est pas converti à Christ.
Lorsque la Psychologie
observe et décrit le comportement
de certains païens, nous pouvons donc dire que ses observations peuvent aussi s’appliquer
aux Chrétiens charnels.
Pour prendre
un exemple pratique, nous avons repris
les expériences faites en 1999 par deux chercheurs
en psychosociologie de l’Université Cornell,
aux Etats-Unis.
Ils sont partis de l’hypothèse suivante:
les qualités qui nous permettent
d’être compétents sont les mêmes
qui nous permettent
d’évaluer notre compétence.
Ils ont ensuite conçu diverses
expériences scientifiques, que nous ne décrirons
pas ici en détail, qui leur ont permis
d’aboutir à des conclusions précises.
On a plus tard résumé
ces conclusions par l’expression
“effet Dunning-Kruger,”
d’après les noms de ses deux découvreurs.
Ces deux chercheurs
ont ainsi pu démontrer par l’expérience
les propositions suivantes:
-
Une personne incompétente tend
à surestimer son niveau de compétence.
Plus elle est incompétente, et plus elle
sous-estime son incompétence.
-
Une personne incompétente
ne parvient pas à reconnaître
la compétence de ceux qui sont
véritablement compétents.
-
Une personne incompétente
ne parvient pas à reconnaître
son propre degré
d’incompétence.
-
Si, par une formation
et un entrainement suffisants,
une personne incompétente améliore
sensiblement sa compétence, elle pourra alors
reconnaître et accepter ses
lacunes antérieures.
Ces expériences ont également permis
de démontrer que ceux qui sont réellement
compétents ont tendance à sous-estimer
leur propre compétence, et qu’ils ont aussi
tendance à surestimer la compétence
des autres.
Comme ceux
qui sont incompétents
sont aveuglés sur leur propre
degré d’incompétence,
cela entraîne un effet pervers:
ils sont plus confiants en leurs capacités
que ceux qui sont réellement compétents!
Tout se passe comme si l’ignorance
encourageait davantage la confiance
en soi que la connaissance
. Les “ignorants” sont remplis
de (fausses) certitudes, alors que les
“intelligents” sont remplis de doutes
(souvent injustifiés)!
Cet “effet Dunning-Kruger”
permet peut-être d’expliquer pourquoi,
dans le monde économique
ou politique, par exemple,
se sont souvent les plus incompétents
qui progressent le plus, ou qui sont plutôt choisis
à des postes de responsabilités.
Ils sont plus hardis, plus entreprenants,
et moins hésitants que ceux
qui sont réellement compétents,
parce qu’ils se croient plus compétents
qu’ils ne le sont
en réalité.
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