Dieu,
en ressuscitant
Jésus d’entre les morts,
a révélé le Crucifié comme
son Fils. Il s’est révélé lui-même
comme le Père de cet homme qui
avait perdu tout pouvoir
et toute dignité,
abandonné
des
hommes
et maudit par
les lois de la religion.
L’événement de Pâques
signifie donc tout d’abord un
renversement de l’image de Dieu:
Dieu n’est pas le dieu des idéaux de perfection,
mais un Dieu de confiance.Il n’est pas le Dieu
d’une élection particulière – des
bons, des justes, de ceux dont
la peau a la bonne couleur -
mais il s’est révélé
à Pâques comme
le Père
qui,
précisément,
reconnaît chaque
personne inconditionnellement
indépendamment de ses qualités. Pour
le dire avec les mots de Blaise Pascal: il n’est pas
le Dieu des qualités – physiques, morales,
spirituelles -, mais le Dieu
de chaque personne.
Ce renversement
de l’image
de
Dieu
signifie
évidemment
une transformation
de l’image de l’humanité:
ce ne sont pas les qualités qui
fondent l’identité de la personne -
on peut d‘ailleurs presque toutes les perdre:
beauté, force, santé, mémoire -, mais la
reconnaissance de chacun comme
vie spirituelle d’un sujet
libre et responsable, sans
condition et sans
préalable.
°°
°
/image%2F0554638%2F201304%2Fob_3bfaef39b11098f302fba08b1971c8ac_37030251.png)
commentaires