Élie
l'actif ,
l'hyperactif , ne
veut plus vivre et sombre
dans une dépression profonde : il se
couche et s'endort. Mais un ange le réveille,
le nourrit d'une galette cuite sur les pierres
chauffées et d'une gourde d'eau ; Élie
repart alors et marche 40 jours
et 40 nuits jusqu'à la
montagne de Dieu,
l'Horeb.
Élie
fait sa
traversée du désert,
le nombre 40,nombre de l'épreuve ,
nombre de la gestation d'une
identité , d'une vie
nouvelle,
nous
annonce
déjà que l'avenir
va s'ouvrir pour lui,
même si toute gestation
est faite d'épreuve et d'angoisse...
pour aboutir à Dieu, à la Vie. Car c'est bien là que
l'attend le Seigneur, pour un moment
de sa vie qu'il n'oubliera jamais :
Et voici que le Seigneur passa.
Il y eut un grand ouragan,
si fort qu'il fendait
les montagnes
et brisait
les
rochers,
en avant du
Seigneur, mais le
Seigneur n'était pas
dans l'ouragan ; et après
l'ouragan un tremblement de
terre, mais le Seigneur n'était pas
dans le tremblement de terre ;
et après le tremblement
de terre un feu,
mais

le
Seigneur
n'était pas dans
le feu ; et après le feu...
le bruit d'une brise légère
ou le son subtil d'un silence
1Rois 19 :
11-12
Il ne
faut pas
perdre de vue,
pour comprendre ce récit
que le prophète est seul dans le désert,
après 40 jours de marche sans nourriture
(sinon celle de l'ange, prise avant son départ).
On ne peut imaginer que Dieu
déclenche ces phénomènes
naturels colossaux
dans le seul but
de
faire
comprendre
à son prophète
qu'il n'est pas dans
ces phénomènes...
Il serait sans doute plus juste
d'y voir une révélation
nouvelle
On
remarque
aussi que le texte ne dit
pas qu'Élie a vu ces phénomènes
et qu'il n'y a pas vu Dieu ; il dit qu'il y eut
ces phénomènes et que Dieu
n'y était pas :
Élie est
devant
une
grotte en plein
désert, immobile, sans rien qui
puisse attirer son regard, dans le silence
, sans désir particulier .Puis , la voix
d'un silence ténu.
Dieu n'est pas en
train de
dire
à Élie
qu'Il n'est que
douceur et fraîcheur.
Il n'y a pas de vent ni de brise
Il y a ce silence ,mais ce vide n'est
pas l'absence de tout, il est ouverture
à ce que Dieu va dire. Élie est alors
en mesure d'entendre ce silence,
qui n'est pas le silence
de l'absence de
Dieu
mais la
présence de Dieu
dans le silence : ce n'est que
dans le silence que Dieu peut passer
dans la vie de l'homme et
lui parler avec une
chance d'être
entendu
° °
/image%2F0554638%2F201304%2Fob_3bfaef39b11098f302fba08b1971c8ac_37030251.png)
commentaires