Il
y avait
douze heures
la nuit et douze heures
le jour. On calculait donc l’heure
à partir du lever du soleil, à midi, et au
coucher du soleil. Ce système serait idéal
à l’équateur où le soleil se lève tous les
jours de l’année à 6 h et se couche
tous les jours de l’année à 18 h,
mais dans l’hémisphère nord
qui est le nôtre, il y a
de grandes
variations
entre
le jour le
plus court de
l’année (le 21 décembre )
et le jour le plus long de l’année
(le 21 juin au solstice d’été). Pour maintenir
le nombre de douze heures de nuit
et douze heures de jour, on
n’accordait pas
le même
nombre
de minutes
aux heures qui
avaient donc des
durées variables. Ainsi, en
plein été, une « heure » pouvait
avoir 40 à 45 minutes et, en plein
hiver, une « heure » pouvait avoir de
80 à 90 minutes. Ainsi donc, quand les textes
parlent de la première heure, elle se situait,
pour prendre nos critères à nous, entre
4 h en juin et 7 h 30 en décembre.
Midi était toujours... à midi.
Quant à la douzième heure
du jour, elle était à
16 h en décembre
et à 21 h en
juin.
Bien
évidemment
, le calcul des heures
était une tâche difficile
dévolue à des spécialistes,
comme avec les dates et les mois.
Pour s’y retrouver, on avait des cadrans
solaires ou des clepsydres (horloge mesurant
le temps par un écoulement d’eau dans
un récipient gradué). Aussi il y avait
des tableaux pour chaque mois.
Les nuits étaient divisées en
diverses « veilles »
(trois, quatre
ou six
, selon les
systèmes et les
époques). Il faut ajouter
que, pour les Anciens, les journées
commençaient au coucher du soleil et non
pas à minuit, mesure artificielle qui ne
correspond à rien de concret (même
s’il semble qu’à une époque,
ce fut le matin au lever
du soleil)
. Cette
conception
ancienne se maintient
dans le judaïsme où le sabbat commence
au coucher du soleil le
vendredi
soir
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