Cette
scène est
relatée par les quatre
rédacteurs des évangiles.
Elle mérite donc qu’on s’y attarde.
S’il est vrai que plusieurs regards apportent
des clés de lecture variées qui favorisent
l’intelligence du texte, il est
certain qu’ils ne
manquent
jamais
de
l’
enrichir.
Il est bon aussi
de noter une différence
majeure entre le récit de Jean
et ceux des trois autres évangélistes.
Alors que les Synoptiques placent l’événement
à la toute fin de la vie terrestre de Jésus,
Jean le situe au tout début de sa vie
publique. Nous pouvons dire,
sans forcer l’explication,
que Jean voit dans
ce geste d’éclat
dans
le Temple,
un résumé de la
mission du Christ Sauveur.
Que le récit soit lu au début ou à
la fin du ministère de Jésus ne change
rien aux conséquences. Ce geste
aboutira inéluctablement
à la condamnation
à mort
de
Jésus.
Lors de la
comparution de Jésus
devant les grands prêtres, on
rappellera l’événement et ses paroles seront
retenues contre lui : Cet homme a dit : je
peux détruire le sanctuaire de
Dieu et le rebâtir
en trois jours
Mt 26, 61
Le
geste de
Jésus, en soi,
n’a pas eu d’impact.
Accompli aujourd’hui, le résultat
serait le même. Aussi longtemps qu’il
y aura des temples, des églises, des maisons
de prière, ils seront menacés de l’intérieur.
Aussi longtemps qu’il y aura des
femmes et des hommes de
prière animés par
l’amour
de la
maison
de Dieu, ils
seront persécutés
ou ridiculisés. Si Jésus
revenait le dimanche dans nos
temples, comment agirait-il? La vraie
question au cœur du débat est bel
et bien la question du Temple
de Dieu. Le rite accompli
dans nos églises a t-il
une valeur ?
Est il
accompli avec
le cœur, il n’est il exécuté
que pour la forme ? Le Temple de
Dieu c’est l’être humain,
c'est là que Jésus
demeure
°°
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