L’
homme
moderne a
beaucoup de mal
à être seul. Paradoxalement,
il éprouve autant de difficultés à
entrer en relation véritable
avec ses plus proches
qu’à supporter la
solitude.
Le
goût
effréné – jusqu’au
snobisme - du « dialogue »,
de la « dynamique de groupe »,
de tout ce qui touche à la psychanalyse
exprime l’impossibilité qu’il ressent à communiquer
avec autrui tout comme son impuissance
douloureuse à rentrer en lui-même.
Constamment, il oscille entre
la conformité d’un
anonymat qui
le dissout
dans la
foule
et le retrait
de l’isolement
par lequel il s’affirme
contre elle. Mais l’une et
l’autre attitudes lui sont insupportables.
Tout se passe comme si l’homme d’aujourd’hui
était frappé d’une double incapacité :
celle de vivre avec les autres et
celle de vivre seul. Pas plus
qu’il ne se supporte, il
ne supporte les
autres.
Ronde infernale
qui lui fait désirer
indéfiniment d’être ailleurs
que là où, précisément, il se trouve.
L’homme d’aujourd’hui a beaucoup de mal
à trouver le chemin de la solitude,
le chemin qui le mène à lui-même,
au monde et à
Dieu.
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