« Es-tu
le roi des Juifs ? »
questionne Pilate. Jésus répondit :
« Dis-tu cela de toi-même ou d’autres
te l’ont-ils dit de moi ? » Jésus cherche à réveiller
la conscience de Pilate, mais celui-ci n’en a
cure : « Es-ce que je suis juif, moi ?
Ta nation et les grands
prêtres t’ont livré
à moi.
Qu’as-tu fait ? »
Jésus répondit : « Mon royaume
n’est pas de ce monde ; si mon royaume venait
de ce monde, mes serviteurs auraient
combattu pour que je ne
sois pas livré
aux Juifs
. Mais, maintenant,
mon royaume n’est pas d’ici-bas. »
Que dit ici notre Seigneur ? Que son royaume
ne procède pas des « principes directeurs
de ce monde-ci » : principes
charnels.
Lorsque Satan,
lors des tentations au désert,
lui présente tous les royaumes de la terre
en lui disant : « Je te les donne, si te prosternant
devant moi tu m’adores », Jésus refuse. Quoi ? Régner
sur ce monde dont Satan est le prince ?
Impensable ! Alors que c’est à l’Adversaire
de se prosterner devant son Dieu
et de lui rendre
un culte,
Revenons
à Pilate. Jésus affirme :
« Mais maintenant mon royaume
n’est pas d’ici-bas. » Cet adverbe « maintenant »
est ici capital ; nous faut attendre le
grand retour final, glorieux,
pour voir enfin
l’inauguration
du
Royaume
de Christ sur la terre
comme au ciel, « Alors donc tu es roi ? »,
conclut Pilate. « Tu le dis, je suis roi, confirme
Jésus. J’ai été engendré pour ceci,
et je suis venu en ce monde
pour ceci : porter
témoignage
à la
vérité
Tout homme
qui procède de la vérité
écoute ma voix. » Règne de vérité
de vie, de sainteté et de grâce,
de justice,d’amour et de paix
Vérité dont
il est
l’incarnation même
: « Je suis la Vérité ».Vérité dont
il a porté témoignage jusqu’au martyre
: « Oui, dit-il à Caïphe - l’autorité sacerdotale suprême
je suis fils de Dieu. » Jésus a Dieu pour Père,
et les sujets de son royaume
auront aussi
Dieu pour
Père.
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