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2010-04-15T07:42:00+02:00

Ps 23 traduction massorétique

Publié par sulamite -

 

 

 

 

 


Cette traduction

est faite sur l’hébreu,

selon le texte transmis par la

tradition massorétique.

 

 


Psaume. De David
 

I

1 Le SEIGNEUR est mon berger,
2 Dans de verts pâturages,
vers des eaux de repos,
 

je ne manque de rien.
il me fait coucher,
il me mène. 
 

3 Ma vie il restaure, il me conduit sur des sentiers de justice, à cause de son nom.
 

II

4 Même si je marchais dans une vallée de ténèbres,
car tu serais avec moi,
5 Tu dresserais devant moi une table,
après avoir enduit d’huile ma tête,
 

je ne craindrais aucun mal,
ton bâton et ton appui, ils me réconforteraient.
face à mes adversaires,
ma coupe déborderait.
 
 

III

6 Uniquement bonté et gentillesse me poursuivront
et je reviendrai à la maison du SEIGNEUR
 

tous les jours de ma vie,
au long de mes jours 

 

 

 

 

 

 

Le texte

est structuré en demi-versets,

avec une irrégularité au verset 3.

En plus, le texte est divisé en trois parties

qui correspondent à trois étapes

dans la lecture.

En plus, chacune

des deux premiers parties

comportent un niveau métaphorique

et un niveau concret

(v. 1-2 et 3 ; v. 4 et 5).

On commence au présent (I).

L’auteur David, décrit une situation idéale,

qui est bien établie.

Le seigneur est mon berger,

je ne manque de rien,

il me fait coucher, il me mène,

il restaure et il conduit

(v. 1-3).

Tous les verbes sont au présent,

ce qui signifie:

«Celui qui parle

va bien.»

Après ce premier passage,

nous avançons vers un second,

introduit par «même si» (II).

Avec ces deux petits mots,

nous sommes confrontés à une

restriction concessive.

Le «même si», au début du v. 4,

a une fonction

d’avertissement:

«Attention!»

Car on se trouve,

comme lecteur, face à un

changement de mode d’expression,

à une construction hypothétique:

«Même si je marchais».

Cette restriction

sera immédiatement enlevée

par plusieurs déclarations de foi:

«Je ne craindrais aucun mal,

tu serais avec moi, ton bâton et ton appui

me réconforteraient, tu dresserais,

ma coupe déborderait»

(v. 4-5).

Celui qui parle

dans le Psaume 23

affirme sa conviction que le berger

ne le quittera jamais et, en plus,

qu’il le protégera par son bâton

et par sa houlette.

Voilà, l’accentuation du texte hébraïque:

la protection

.

Dans le dernier passage (III),

le psalmiste quitte la construction

hypothétique et formule deux confessions

qui s’inscrivent à la fois dans le présent

et dans un futur encore ouvert:

«… tous les jours de ma vie» (encore à venir),

«… au long de mes jours» (v. 6).

Au lieu des adversaires,

le psalmiste ne se voit poursuivi

que par bonté

et gentillesse.

En résumé,

dans le texte hébreu du Psaume 23,

on rencontre quelqu’un,

David comme figure exemplaire,

qui parle d’un bon présent,

qui exclut d’avoir peur de toute calamité

imaginée et qui veut revenir

régulièrement au Temple.

Il a fait l’expérience du mal,

c’est pourquoi il est plein de reconnaissance,

et il promet d’exprimer sa gratitude

régulièrement

Petit détail important

pour la suite de notre réflexion: au v. 4,

le mot hébreu tsalmavet

est rendu par «ténèbres»

et non pas par «ombre de mort».

Des termes composés

n’existent pas dans les langues sémitiques.

Métaphoriquement, le terme hébreu

peut se référer à la mort ou à l’enfer,

mais pas littéralement:

tsalmavet ce sont des

ténèbres profondes.

 

 


 


commentaires

P
<br /> <br /> PLUS QU'INTERRESSANT MERCI BEAUCOUP<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre

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