Cette traduction
est faite sur l’hébreu,
selon le texte transmis par la
tradition massorétique.
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Psaume. De David |
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I |
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1 Le SEIGNEUR est mon berger, |
je ne manque de rien. |
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3 Ma vie il restaure, il me conduit sur des sentiers de justice, à cause de son nom. |
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II |
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4 Même si je marchais dans une vallée de ténèbres, |
je ne craindrais aucun mal, |
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III |
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6 Uniquement bonté et gentillesse me poursuivront |
tous les jours de ma vie, |
Le texte
est structuré en demi-versets,
avec une irrégularité au verset 3.
En plus, le texte est divisé en trois parties
qui correspondent à trois étapes
dans la lecture.
En plus, chacune
des deux premiers parties
comportent un niveau métaphorique
et un niveau concret
(v. 1-2 et 3 ; v. 4 et 5).
On commence au présent (I).
L’auteur David, décrit une situation idéale,
qui est bien établie.
Le seigneur est mon berger,
je ne manque de rien,
il me fait coucher, il me mène,
il restaure et il conduit
(v. 1-3).
Tous les verbes sont au présent,
ce qui signifie:
«Celui qui parle
va bien.»
Après ce premier passage,
nous avançons vers un second,
introduit par «même si» (II).
Avec ces deux petits mots,
nous sommes confrontés à une
restriction concessive.
Le «même si», au début du v. 4,
a une fonction
d’avertissement:
«Attention!»
Car on se trouve,
comme lecteur, face à un
changement de mode d’expression,
à une construction hypothétique:
«Même si je marchais».
Cette restriction
sera immédiatement enlevée
par plusieurs déclarations de foi:
«Je ne craindrais aucun mal,
tu serais avec moi, ton bâton et ton appui
me réconforteraient, tu dresserais,
ma coupe déborderait»
(v. 4-5).
Celui qui parle
dans le Psaume 23
affirme sa conviction que le berger
ne le quittera jamais et, en plus,
qu’il le protégera par son bâton
et par sa houlette.
Voilà, l’accentuation du texte hébraïque:
la protection
.
Dans le dernier passage (III),
le psalmiste quitte la construction
hypothétique et formule deux confessions
qui s’inscrivent à la fois dans le présent
et dans un futur encore ouvert:
«… tous les jours de ma vie» (encore à venir),
«… au long de mes jours» (v. 6).
Au lieu des adversaires,
le psalmiste ne se voit poursuivi
que par bonté
et gentillesse.
En résumé,
dans le texte hébreu du Psaume 23,
on rencontre quelqu’un,
David comme figure exemplaire,
qui parle d’un bon présent,
qui exclut d’avoir peur de toute calamité
imaginée et qui veut revenir
régulièrement au Temple.
Il a fait l’expérience du mal,
c’est pourquoi il est plein de reconnaissance,
et il promet d’exprimer sa gratitude
régulièrement
Petit détail important
pour la suite de notre réflexion: au v. 4,
le mot hébreu tsalmavet
est rendu par «ténèbres»
et non pas par «ombre de mort».
Des termes composés
n’existent pas dans les langues sémitiques.
Métaphoriquement, le terme hébreu
peut se référer à la mort ou à l’enfer,
mais pas littéralement:
tsalmavet ce sont des
ténèbres profondes.
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