Les prêtres
avaient comme responsabilité principale
de garder le saint Nom de Dieu,
ceci en préservant
la sainteté
du lieu sacré et des choses sacrées
Ils avaient à sanctifier le peuple
pour qu’il puisse s’approcher de Dieu.
La sanctification nécessitait
des rites,
comme l’onction,
et des sacrifices “officiés” par les prêtres.
Ils avaient également à enseigner
au peuple
comment vivre dans la présence de Dieu,
puisqu’il leur avait dit:
“Soyez saints car je suis saint.”
Lv 11:44-45; 19:2
“Quant à vous,
vous serez pour Moi
un royaume de sacrificateurs et une
nation sainte.”
Ex 19:6
Cette comparaison
avec la consécration d’Aaron
nous ramène aux frères du verset 1,
jouissant de la méditation
sur la grâce divine qui leur est accordée.
Oui, ils reconnaissent
que le Seigneur est la source de la bénédiction
et, en même temps,
ils savent que cette grâce
leur est parvenue
par la médiation sacerdotale,
médiation mise en œuvre à partir d’Aaron.
De même que l’onction de l’huile sainte
a sanctifié Aaron, ainsi que tous les Lévites-prêtres
oints qui lui succéderaient,
le sacerdoce pour ces frères était une source
de sanctification
sans laquelle la communion fraternelle
ne serait pas possible,
sanctification sans laquelle personne ne verra
(= résurrection) le Seigneur
Hé 12:14
Les sacrifices, les rites
et les fêtes sacrées,
tous instruments de la médiation
en vue de la sanctification
, étaient également les moyens
par lesquels le peuple pouvait
prendre conscience et de son péché
et de la grâce de Dieu.
L’expiation du péché
par un sacrifice sanglant substitutif
met en évidence le jugement du péché
et la miséricorde de Dieu qui délivre
son peuple de sa conséquence:
la mort à jamais.
Ce salut, cette vie est une grâce,
une bénédiction qui est au cœur de l’alliance
entre Dieu et son peuple.
Comme Moïse le dit:
“…c’est la vie et la mort que j’ai mises devant vous,
c’est la bénédiction et la malédiction.”
Dt 30:19
La seconde comparaison
est avec la rosée qui descend du mont Hermon.
Cette haute montagne au nord d’Israël
(aujourd’hui au Liban)
est renommée pour sa rosée abondante.
La quantité est souvent si importante
qu’au matin il semble qu’il ait plu pendant la nuit.
Le mont Sion est considérablement
moins élevé que son grand frère du nord,
mais il est beaucoup plus important.
Sion est couronné par la capitale,
Jérusalem, et cette couronne est ornée du temple.
La rosée de l’Hermon descend,
par vent favorable, jusqu’à ces montagnes.
Dans cette région du monde,
à défaut de pluie de la fin avril à la fin octobre,
la rosée est une source très importante d’humidité.
Elle facilite les récoltes de l’été.
Elle permet la culture sèche
(dates, figues, raisins secs).
La rosée fait prospérer la vigne
et entretient les pâturages pendant la sécheresse.
Puisque la rosée fructifie et vivifie,
elle est à juste titre considérée comme un symbole,
comme l’huile, de la bénédiction de Dieu
Gn 27:28; Dt 33:28; 2 S 1:21;
Dt 32:2; Os 6:4; 14:6
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