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2010-09-20T06:43:00+02:00

Poème sur le thème de la MEHILA ....

Publié par sulamite -

 

 

 

 

 



......MEHILA

A ceux

que j’ai mal aimés,

ou insuffisamment,

ou sans allant.
A ceux

que j’ai mécontentés,

et qui peuvent m’en vouloir,
Qui se sont sentis touchés par

mes paroles, mes postures, mes faiblesses.
Mehila
Aux malades

que je n’ai pas visités,

aux parents qui m’attendaient,
A ceux à qui j’ai refusé un geste de justice,

un don ou une offrande,
A ceux que

j’ai laissés seuls,

sans secours, sans affection.
Mehila


Aux amis

que j’ai déçus, à ceux

qui espéraient de moi plus

qu’une consolation,A ceux qui cherchaient

ma présence, à ceux qui me guettaient

du regard,
A ceux

qui dans le silence

découvraient l’absence et

la prière insatisfaite.
Mehila


Aux intentions

louables, à mes actes manqués,

à l’apparente

indifférence,
Aux illusions perdues,

aux rêves imparfaits, aux appels à la chance,
Aux ambitions ultimes, aux horizons ouverts,

aux regrets de l’enfance.
Mehila


A ceux qui

me sont proches, qui me frôlent le coeur,
Aux fleuves qui descendent,

aux ruisseaux qui

remontent,
A la chère incandescence

dans des yeux si peu croisés.
Mehila


De n’être

qu’un souffle, qu’une exaspération,
De n’être pas sensible aux tiédeurs de la patience,
A ces incertitudes que souvent

j’affectionne.
Mehila


De n’être

pas intime avec la perfection,
De ne vouloir les cimes que par ma prétention,
Et d’oublier la vie qui palpite

et s’enflamme.
Mehila


De vouloir,

d’essayer, souhait certainement futile,
De ne pas arriver à embrasser

ce monde,
A irriguer ma vie

de sèves de contentement.
Mehila


Pour mes

errances, pour mes pensées inquiètes,
Pour l’appel à la danse, pour mon

pas qui s’arrête,
Pour n’être pas à l’heure, à votre rendez‐vous.
Mehila


Pour avoir

interrompu votre quiétude,

pour la colère rentrée,
Pour le sort

qui nous est fait, pour ces hivers si rudes,
Pour ne pas être souvent le héraut

de la cause qui vous

est chère.
Mehila


Pour ce temps

que nous partageons, qui ne vous honore pas,
Pour ces murmures fébriles,

ces embrassades

furtives,
Pour ces mots

de vermeil qui n’ont pas

pris l’envol.
Mehila


De ne pas

saisir le bonheur de vivre dans votre sillage,
De chercher toujours ailleurs les

liens de l’arrimage,
De regarder

vers l’Est des passions

de mon âge.
Mehila


De ne pas

avoir la ressource de vous aimer plus fort,
Mes amis, mes soleils,

mes compagnons du jour,
De vous porter

ombrage en désespérant encore.
Mehila


Aux bras délaissés,

aux mains qui s’entrouvraient,
A ce destin fébrile qui préparait mes pas,
A ces déconvenues précédant

le départ.
Mehila


Pour ces

chemins qui parfois nous invitent,
Pour ces désirs torrentiels

qui irriguent nos jours,
Pour l’appel

de la route, le rêve d’un

ciel plus bleu.
Mehila


Pour ces regrets

que j’ai pu mettre au monde,
Pour mes paroles sevrées de l’amour qui est dû,
Pour ces brisures du temps

devenus des

parcours.
Mehila


Pour ces

étoiles qui brillaient dans mon ciel,
Pour l’éclat des prières, pour l’or des espérances,
Pour ces envies d’azur aussi fragiles

qu’un jour.
Mehila


Pour mes

égarements, pour les roses fanées,
Pour les herbes jaunies et les tiges tremblantes,
Pour l’étincelle de vie, pour

la sève dormante.
Mehila


Pour les écueils,

les rochers aiguisés,
Pour la proue des navires qui venaient s’y figer,
Pour mon coeur insensible à vos

peines intimes.
Mehila


Pour ces liens

distendus, pour ces maillons épars,
Pour cette âme de passeur, pour l’envie de donner,
Pour n’avoir pas transmis ce qui lors

pouvait l’être.
Mehila


Pour ces

colères, pour ces coups de tonnerre,
Pour ces vagues venues d’océans rugissants,
Pour ces tumultes inutiles,

ces rumeurs aux

bruits creux.
Mehila


Pour ces plaintes,

pour ces lamentations,
Pour les murmures du vent, les sifflements sonores,
Pour cette conscience de soi

complaisante à l’excès.
Mehila


Mehila
Je reviens sur mes pas,
Pour changer d’horizon.
Mehila


Mehila
Que votre

regard me pardonne
Avant que les portes

se referment.
Mehila


Pour ces

chants qui ne sont plus,

pour le passé des passions,
Pour tous ces rires diffus, pour ces

traces d’émotion.
Je vais

encore vous dire,

le plus tendrement du monde,
Ce mot de l’affliction qui deviendra la joie.
Mehila, à tous,

Mehila.

 

 



 

commentaires

V
<br /> Pourriez-vous m`indiquer quel est l`auteur de ce merveilleux poeme ?<br /> <br /> <br /> Cordialement<br /> <br /> <br /> Victor<br />
Répondre
S
<br /> <br /> bonsoir <br /> <br /> <br /> je suis désolée , mais jusqu'à ce jour , je n'ai pas trouvé l'auteur ...<br /> <br /> <br /> <br />

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