est que Jésus en
rajoute : Et ces dix-huit
personnes tuées par la chute de
la tour de Siloé ! (13,4a)
La question que
Jésus
pose à propos
des victimes de la chute
de la tour de Siloé vient nous
faire comprendre davantage pourquoi
ces deux faits divers font partie de la Bonne Nouvelle
Pensez-vous qu’elles étaient plus coupables
que tous les autres habitants de
Jérusalem ? (13,4b)
Selon l’opinion
populaire
qui
prévalait
au temps de
Jésus, ceux qui meurent
ainsi de façon violente sont de plus
grands pécheurs, sont plus coupables que les
autres qui, eux, ne sont pas morts ainsi.
Dit autrement, les malheurs qui
affligent ceux qui souffrent
et qui meurent sont
vus comme
des
châtiments
de Dieu. En réagissant
à la triste nouvelle des Galiléens
assassinés par Pilate et à la mort accidentelle
de dix-huit personnes causée par la chute
d’une tour, Jésus ne veut pas donner
dans le commérage. Il en
profite pour s’inscrire
en faux
contre
ceux qui
croient que Dieu
punit les pécheurs.
On croirait se retrouver
devant la parole de Dieu dite par le
prophète Ézéchiel. Est-ce donc la mort du
méchant que je désire, déclare le
Seigneur, n’est-ce pas plutôt
qu’il se détourne de sa
conduite et
qu’il
vive ? […]
Et pourtant vous
dites : “La conduite du
Seigneur est étrange.”Écoutez
donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite
qui est étrange ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ? […]
C’est pourquoi – déclare le Seigneur –
je vous jugerai chacun selon
votre conduite, maison
d’Israël.
Revenez
à moi, détournez
vous de vos péchés, et
vous ne risquerez plus de
tomber dans le mal. Rejetez tous vos
péchés, faites-vous un cœur nouveau et un
esprit nouveau. Pourquoi vouloir mourir,
maison d’Israël ? Je ne prends plaisir
à la mort de personne, déclare
le Seigneur : Convertissez
vous et vivez
Ez 18à32
Jésus
connaît bien
son Père et notre
Père. D’où sa question
devant les faits qui lui sont
rapportés : Pensez-vous que ces
Galiléens étaient de plus grands pécheurs
que tous les autres Galiléens, pour avoir subi
un tel sort ? Eh bien non, je vous le dis ;
et si vous ne vous convertissez pas,
vous périrez tous comme eux.
(Lc 13,2-3) Les Galiléens
tués par Pilate n’ont
donc pas été punis
par Dieu.
Ils
n’étaient
pas davantage
pécheurs que ceux
qui n’ont pas été tués. Mais
Jésus en profite pour signaler
l’urgence de la conversion. De même,
en face de ces judéens tués par la chute
de la tour de Siloé, il avertit : Si
vous ne vous convertissez pas,
vous périrez tous
de la même
manière.
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