L’opposition
génère des réactions
d’auto défense qui, à leur tour,
engendrent un besoin communautaire
exacerbé d’identité et d’affirmation de soi.
La fièvre s’empare du groupe, qui devient
« effervescent ». On s’accroche à une
vérité qui permet de tout
expliquer.
Le
recours
dramatique
à la fin des temps est
une stratégie des plus communes
qui permet encore de justifier le refus de
côtoyer « l'autre « symptôme
du retrait du monde et de
l’existence d’une
culture de
ghetto.
La
secte est
souvent un lieu
de « traitement » de l’angoisse,
d’une angoisse qui d’ailleurs semble croître
avec l’augmentation du bien-être matériel.
Durant la Seconde Guerre mondiale
n’a-t-on pas assisté en France
à une chute du nombre
des suicides?
Mais
l’angoisse
ne peut être traitée
qu’en lui offrant un exutoire.
Il s’agit de l’expulser, de la rejeter sur
une réalité extérieure au moyen, si nécessaire,
de la thèse du complot. La dramatisation
de la fin des temps justifie alors
l’angoisse tout en rassurant
l’angoissé.
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