Comme
le souligne John
Piper, le Nouveau Testament
est très clair : la bonne disposition
de l’Église est celle d’une épouse qui
attend impatiemment à l’autel l’apparition
de l’époux. L’épouse vit une sainte frustration tant
que l’époux n’est pas là. Elle est profondément
consciente et impatiente face au fait
que le royaume de Dieu n’est pas
encore manifesté dans sa
plénitude. L’épouse,
l’Église,est
censée
s’écrier :
« Maranatha !
Maranatha ! Viens, Seigneur
Jésus ! ». C’était le soupir de l’Église du
premier siècle. Pourquoi ne soupirons-nous pas
davantage après le retour de Christ ?
Se peut-il que ce soit parce que
nous sommes heureux des
choses telles qu’elles
sont ?L’abondance
et l’opulence
nous
anesthésient.
Il est facile d’être
confortablement installés
dans ce monde, monde que nous
sommes censés considérer comme un lieu
de pèlerinage et non comme notre
résidence permanente.
Mais quand nous
permettons
à

la
douleur
et la souffrance de
notre prochain qui vit dans
le besoin de nous toucher, nous sommes
dès lors animés par un saint mécontentement
qui commence alors à grandir en nous. Tandis
que notre vie est de plus en plus liée
à celle de ceux qui souffrent,
nous sommes de plus
en plus agités,
voire
remués,
en voyant
comment sont les
choses. Il ne devrait pas
y avoir de discrimination. Il ne
devrait pas y avoir de pauvreté, d’abus
d’enfants, de faim ou de privations… Nous sommes
spirituellement appauvris par cette absence d’une
sainte agitation. Nous avons besoin de ce
mécontentement qui pourra
grandir en nous en prenant
part aux souffrances
de notre
prochain.
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