Le
féminin
de pécheur c'est
pécheresse. Avez vous déjà
prononcé ce mot? On en a plein la bouche,
à lui tout seul il pèse son propre poids.
Quand dans l'évangile on parle d'une
"pécheresse "qu'il s'agisse de
Marie de Magdala,
de la
Samaritaine,
ou la femme adultère,
c'est toujours de "sexualité
qu'il est question. Le péché
de la femme c'est soit de succomber à
la convoitise d'un autre, soit de susciter
la dite convoitise. Si certains juifs
bénissent tous les jours Dieu
de ne pas être une femme ce n'est
pas pour rien!
Pourquoi
cette
introduction?
Tout simplement
parce que quand je
pratique la prière du coeur,
je dis "aie pitié de moi pécheur", ou
logiquement puisque cette phrase est au
singulier et que je la prononce non pas en groupe
(là on pourrait dire que le masculin
l'emporte sur le féminin dans notre
belle langue
française)
mais
individuellement,
alors je devrais ou
pourrais employer le mot au féminin.
Seulement voilà, je n'en n'ai pas
du tout envie...
Si se dire

(se
reconnaître)
pécheur est relativement
facile, parce que c'est un peu se
reconnaître comme un pauvre type, pas capable
par lui même de faire le bien qu'il
voudrait faire, se reconnaître comme
pécheresse (mettez bien le son
quand vous prononcez ce mot),
c'est tout à fait autre
chose, car c'est
presque
se reconnaître
comme occasion de chute pour l'autre...
Conclusion, vaut mieux
continuer à dire
pécheur...
porteuse d'eau
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