Noms de personnes.
Il semble
qu’à l’origine le nom des enfants
fût choisi par la mère
Ge 4:1-25 29:32 30:6
et suivants, etc.
plus souvent que par le père
Ge 4:26 35:18
Plus tard ce dernier cas
devient plus fréquent
Ex 2:22 ,2Sa 12:24, os 1:4
et suivant, etc.
On voit même intervenir
les voisines
Ru 4:17
D’après divers savants,
le nom de l’enfant
était primitivement conçu
comme devant écarter de lui
les influences mauvaises.
«Pour l’ancien Hébreu
le nom est tout autre chose
qu’une résonance.
Le nom manifeste la nature même
de celui qui le porte;
il n’est nullement indifférent
qu’il en porte un quelconque...
L’appel de ce nom,
aussi bien que tout mot prononcé,
agit aussitôt extérieurement
comme une force absolument réelle,
matérielle, qui met en oeuvre
son potentiel...
Il ne convient donc pas
de recevoir un nom qui annonce le malheur.
Si Rachel mourante appelle Benoni
enfant de ma douleur
l’enfant dont la naissance
lui coûte la vie,
le père change ce nom en celui
de Benjamin
enfant de la droite,
côté qui apporte le
bonheur.
Tout nom doit donc avoir,
le plus possible,
le son d’un euphémisme...
Dans d’autres cas,
le choix d’un nom aussi antipathique que possible,
ou trompeur, peut avoir eu primitivement
pour but d’écarter des êtres redoutés
et malfaisants»
Toujours à cause
de cette importance accordée
aux noms,
leurs explications étymologiques
1nterprétations populaires,
suivant les assonances
plutôt que les règles linguistiques,
et parfois différentes
selon les sources)
jouent dans l’A.T,
un rôle surprenant pour
de modernes Occidentaux.
Leur grand nombre
dénote une préoccupation habituelle,
tantôt allusion aux circonstances,
tantôt invocation religieuse
ou programme de vie,
image plus ou moins inspiratrice:
Caïn = l’acquisition
Ge 4:1
Noé = repos
Ge 5:29
Isaac =
l’enfant du] rire
Ge 17 17 18:13
Jacob =
l’homme du talonâkeb et
Esaü = le velu
Ge 25:25 et suivant
; Samuel
= exaucement de Dieu
1Sa 1:20 etc.
Plus d’une fois
de telles étymologies
ne furent que des tentatives
pour expliquer par l’hébreu
des noms venus de langues étrangères:
le cas le plus typique est sans doute
celui du nom de Moïse,
certainement d’origine égyptienne malgré
l’interprétation traditionnelle:
sauvé des eaux
Ex 2:10
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