Mais
revenons au
rôle d’épouse et de mère.
Il est avant tout représenté par
les matriarches sans l’action et l’initiative
desquelles toutes les histoires de la
Genèse, moment fondateur
s’il en est, auraient pris
un tour
totalement
différent. De même
pour l’homme clef du Judaïsme,
Moïse, entouré de personnages féminins
de caractère, qui doit sa survie à des femmes « résistantes »
les sages femmes qui désobéissent à l'ordre royal
sa mère naturelle qui le cache,
sa sœur qui veille sur
son berceau et
une
« juste des Nations »,
la fille de Pharaon, qui cache son
identité et l’adopte ! Sa propre femme,
enfin, qui le sauve alors que Dieu veut le faire
mourir, en lui donnant une belle leçon
de religion. Quelles épouses
et quelles mères !
N’oublions
pas
non plus
que la Bible ne va
pas sans commentaires.
Ce texte ne se lit pas, il s’étudie.
Or si les femmes juives furent trop longtemps
réduites au rôle de simples lectrices aux dépens
de celui de commentatrices, ce n’est
plus, heureusement, le cas
aujourd’hui.
Les
femmes
érudites en
Judaïsme sont
actuellement légion,
le phénomène ne va qu’en
augmentant, il y a même de
nombreuses femmes
rabbins !

Ce
bouleversement
de l’éducation féminine
amène avec lui un bouleversement
de l’étude juive et plus particulièrement biblique,
et donc un renouveau passionnant
du commentaire. On trouve déjà
de nombreux ouvrages de
commentaires
bibliques
écrits
par
des femmes
qui savent jeter
sur le texte un éclairage
nouveau et dégager de la lettre des
étincelles insoupçonnées de sainteté, prouvant,
une fois de plus, l’immensité infinie de
nos textes et la vigueur, jamais
démentie, de notre tradition.
A vos Bibles,
mesdames !
°°
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