“... au
matin
il y eut autour
du camp une couche de rosée.
Quand cette couche de rosée se leva,
le désert était recouvert de
quelque chose de
menu,
de granuleux
quelque chose de
menu, comme le givre
sur la terre.
Les
Israélites
regardèrent et
se dirent l'un à l'autre :
«Qu'est-ce que c'est ?»
Car ils ne savaient pas ce que c'était.
Moïse leur dit : «C'est
le pain que le SEIGNEUR
vous donne
à manger.
Voici
ce que le SEIGNEUR
a ordonné : “que chacun
en recueille ce dont il a besoin,
un omer par tête, selon le nombre
de personnes à nourrir ;
chacun en prendra
pour ceux qui
sont
dans sa tente.”»
Les Israélites firent ainsi ;
ils en recueillirent les uns plus,
les autres moins. On mesurait ensuite avec
l'omer ; celui qui en avait plus n'avait rien
de trop,celui qui en avait moins n'en
manquait pas. Chacun
recueillait ce dont
il avait
besoin.
La
manne
n'est toujours
pas nommée, mais
on commence à y voir un
peu plus clair : - d'une part
il s'agit d'une substance granuleuse,
plus loin (v. 31)le récit la décrira comme
“ressemblant à de la graine de coriandre ;
blanche, et ayant le goût d'un gâteau au miel”.
- d'autre part, il s'agit de quelque chose
de complètement nouveau
pour les Israélites qui
se demandent
«Qu'est
ce que c'est ?»
Enfin, autre indication
importante, il semble que
le ramassage et la répartition
de cette nourriture providentielle
doivent se faire de façon égalitaire :
“chacun ramasse selon ses capacités
et reçoit selon ses besoins".
Voilà un beau projet
communautaire !...
Quelques
siècles
plus tard,
l'apôtre Paul
citera ce passage
dans sa seconde lettre
aux Corinthiens (8,11-15)
pour les encourager à la générosité
envers la communauté judéo-chrétienne
de Jérusalem. Par contre, on ne sait
toujours pas en quoi cela
constitue un test pour
les Israélites.
Moïse
leur dit :
Que personne
n'en garde jusqu'au matin
Mais ils n'écoutèrent pas Moïse :
il y eut des gens qui en gardèrent jusqu'au matin ;
il s'y mit des vers, et cela devint une puanteur.
Moïse s'irrita contre ces gens.Tous les
matins, chacun recueillait ce dont
il avait besoin ; et quand le soleil
commençait à chauffer,
cela fondait.”
v 19 à 21
Voilà
donc où est le
test !
°°
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