Jésus
voit cette
femme dans
la synagogue, comme
Il voit chacun d'entre nous
Il la distingue dans la foule qui se presse
ce jour-là dans cet édifice religieux. Aucun être
humain n'échappe à son regard : celui
auquel on ne prend pas garde
tellement on le juge
insignifiant,
celui qui
est
oublié et
dont la vie est
terne et obscure
sans que personne ne
le sache ou ne s'en préoccupe,
celui dont la vie n'est qu'une longue,
très longue souffrance…Jésus
appelle cette femme qui
a besoin de Lui et
lui dit :
« Femme,
tu es délivrée
(ou déliée) de ton infirmité »
Il pose avec bienveillance ses
mains sur elle, mais il ne se contente
pas de lui parler seulement, car Il savait
qu'elle avait besoin de quelque chose
de plus intime, de plus fort. Elle avait
besoin de ce contact personnel
avec Lui. Il s'est approché
et il l'a touchée. Il lui a
imposé les mains .
Nous avons
besoin
de ressentir
l'approche de notre
Seigneur, sentir que nous
sommes touchées par Lui, besoin
de ce contact, sentir que nous sommes
la brebis que le berger touche pour soigner.
Oui c'est un moment si spécial, quand
le sauveur nous touche et nous
délivre. La guérison est
instantanée et
complète :
« à
l'instant
elle fut redressée » (v. 13).
Désormais, elle peut contempler
le Seigneur qui se tient devant elle !
Bien que Jésus soit là pour enseigner (v. 10),
le récit met l'accent sur ce qu'Il voit et sur ce qu'Il fait.
« Certainement, lui, a porté nos langueurs
et s'est chargé de nos douleurs » Es.53 :4 ;
La femme guérie glorifie Dieu.
Venons à Lui, quand il
nous appelle !
le Seigneur
reprend
sévèrement
le chef de synagogue
qui exprime son indignation
Le chef de synagogue qui vient d'assister
à ce surprenant miracle se montre indigné
et méprisant à l'égard du Seigneur.
N'aurait-il pas dû être, lui aussi,
rempli d'admiration
et de
louange ?
Connaissant
les Ecritures, il aurait
pu s'écrier : « L'Eternel met
en liberté les prisonniers, l'Eternel
ouvre les yeux des aveugles,
l'Eternel relève ceux qui
sont courbés ;
Ps. 146 : 8.
Or, s'il
reconnaît à
Jésus le pouvoir
de faire des miracles
, il le reprend de façon indirecte
en disant à la foule : Il y a six jours
où il faut travailler ; venez donc ces
jours-là, et soyez guéris » v. 14
Avant de faire des miracles,
il fallait, à l'entendre,
tenir compte de
l'ordre
établi !
Lui,
le chef de
la synagogue,
estimait que guérir
en un jour de sabbat était
blâmable. Il se servait de la loi
pour s'opposer à l'action de la grâce
envers une pauvre femme liée par Satan.
La réponse du Seigneur est sévère.
Connaissant le coeur de cet
homme, ainsi que celui
de chacun de
ceux qui
lui

ressemblent
(Ps. 139 : 1-3),
Il commence par leur
dire qu'ils sont des hypocrites !
Il le montre, en rappelant simplement
les habitudes juives : personne n'aurait
laissé mourir le bétail de soif sous prétexte
que c'était le jour du sabbat. Hélas,
ils étaient plus attentionnés
pour leur boeuf ou leur
âne que pour
un de
leurs
semblables !
L'hypocrisie est le
péché de ceux qui veulent
paraître ce qu'ils ne sont pas.
Comme le faisaient les acteurs au théâtre
en Grèce, ils s'avancent « masqués ». Ils affectent
des qualités, des vertus qu'ils n'ont pas.
Sous sa forme la plus odieuse,
l'hypocrisie se revêt d'un
manteau de
piété.
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