Celui qui enseigne
et qui guérit, est là. Ici, il
enseigne dans une de leurs multiples
synagogues, en un jour de sabbat.Les chefs
religieux avaient enseigné jusqu'alors,
Ce qu'ils disaient résultait
probablement
des
études
suivies dans
des écoles humaines.
Ils employaient ainsi souvent
des réflexions sur la loi, enfermées
dans des formes verbales, définitivement fixées.
Un tel enseignement froid et figé était
sans aucun effet , il n'était pas
vivant. Quel contraste
avec Jésus : Seul
le Fils
de
Dieu peut
nous instruire
par sa Parole et par
son Esprit C'est dans ces
termes que Nicodème, le reconnaît :
« Rabbi, nous savons que tu es
un docteur venu de Dieu »
Jean 3 : 2
Les
huissiers aussi,
envoyés par les pharisiens
pour se saisir de Lui, reviennent
sans avoir accompli leur mission. Pour expliquer
leur carence, ils déclarent : « Jamais
homme ne parla comme
cet Homme »
Jean 7 : 46

Le
système
légal est hostile
à ce que l'oeuvre de la
grâce se fasse dans un coeur.
Nous avons besoin d'un Sauveur. Chercher
à accomplir la loi est impossible. Aucune
bénédiction n'a été trouvée par
cette femme à la synagogue.
En fait, dans ce lieu, on
a pris son parti
de la voir
souffrir
On
s'accommode
de l'activité de l'ennemi
ressentie même dans la synagogue
ou ce qui y équivaut, tout en gardant un « rituel »
dont on se glorifie !Ces religieux,
savaient appliquer la loi,
mais ils n’avaient pas
l’amour.
La
femme est
« courbée », incapable
de lever les yeux vers le ciel
La maladie de la femme n'était pas ordinaire.
Il s'agissait d'un esprit qui la rendait infirme
depuis dix-huit ans v. 11, 16
Que d'années perdues,,,
Elle était courbée.
De vains
efforts,
sans doute,
avaient été faits pour
qu'elle retrouve une position
normale. Or, elle ne pouvait nullement
se redresser. Elle ne pouvait pas lever la tête,
elle ne pouvait donc pas regarder vers le ciel.
Elle ne pouvait voir que le sol,
elle ne pouvait
pas
regarder
les gens , être
en relation avec eux
On peut se demander quels
étaient les sentiments des autres
à son l'égard : Personne, sans doute, ne
prêtait attention à elle. On s'habitue
si vite à la souffrance de nos
semblables ! Sommes
nous émus
de
compassion,
comme l'était le Seigneur,
quand nous croisons des aveugles,
des infirmes en tout genre ? A notre honte,
il faut reconnaître que nous finissons parfois par
devenir plutôt indifférents. Vous savez,
il y a si longtemps qu'elle
est dans cet état.
Ni moi, ni vous,
ni personne
n'y peut
rien
changer!
« possédée par
un esprit mauvais qui
la rendait infirme » notons que Jésus
ne chasse aucun démon , alors qu'il le fait ailleurs ,,,,
Cette expression de l’évangile rejoint tout à
fait l’idée que nous nous faisons de la
maladie, car nous sommes bien
conscients que l’être humain
ne fait qu’un, et que
certaines
maladies
sont
psychosomatiques.
La guérison n’atteint pas
simplement le corps, mais l’homme
tout entier. On peut penser que la maladie
de cette femme « absolument incapable de se
redresser » n’est pas seulement corporelle,
mais aussi psychologique : « le mal
physique trahit l’esprit qui
détermine cette femme,
un esprit qui la
rapetisse,
la
courbe et
la bloque. Elle est
accablée par le poids de
la vie et se laisse aller, elle renonce
à lutter et traîne sa dépression et sa tristesse. (…)
Peut-être aussi cette femme a-t-elle été opprimée (…).
Elle est en tout cas incapable de se redresser toute seule :
de s’assumer elle-même Les peines de la vie
finissent par triompher des plus fortes constitutions.
beaucoup de choses peuvent courber
les hommes : Et moi? Et toi?
Qu'est-ce qui nous tient
courbés?
Quelles
sont
ces choses
qui depuis très
longtemps nous empêchent
de voir plus loin que le bout de
nos pieds, nous ralentissent dans
notre marche? Nous empêchent de regarder
certaines personnes dans les yeux? Nous
empêchent de nous redresser?
Une erreur de jeunesse? Un
père ou une mère
abusive?
Une
dépréciation
de nous-même?
Une dépendance qui
nous lie? Une culpabilité qui
nous hante? Une honte qui nous
enferme? un fardeau de regrets,des
complexes , d'inutilité , le rejet , l'angoisse,
la crainte de la mort, la peur du jugement On prend,
bien sûr, grand soin de le dissimuler, si
possible, aux autres . Mais Jésus,
le grand médecin, délivre la
femme de son
infirmité
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