Le shabbat
est le jour où l’on chôme
de toute activité pour se consacrer à la joie
et à la paix du foyer. Moïse, inspiré par la sagesse divine,
en a fait un pilier de la foi, car son peuple avait
connu l’esclavage et le travail
forcé en Égypte.
Sur la
terre nouvelle,
tous et toutes auraient droit
au repos. « Souviens-toi du jour de shabbat pour
le consacrer. Tu travailleras six jours : fais tout ton ouvrage.
Le septième jour, shabbat pour Adonaï, ton Élohim,
tu ne feras aucun ouvrage, toi, ton fils,
ta fille, ton serviteur,
ta servante,
ta bête,
ton
métèque
qui est en tes portes. »
(Exode 20, 8-10)
Aussi,
le vendredi soir,
la femme allume-t-elle
deux lampes quelques minutes avant
le coucher du soleil et elle bénit Dieu et sa famille.
Une religion libératrice
Je tâche
pour ma part de
toujours tenir allumées
ces deux lampes enraciné dans la foi
de mes ancêtres. Comme au temps de Moïse, l’esclavage
des hommes et des femmes est au centre des
préoccupations de notre Dieu.
Sur le Sinaï,
au moment de donner
à Moïse les dix paroles, le Seigneur
se définit ainsi : « Moi-même, Adonaï, ton Élohim
qui t’ai fait sortir de la terre d’Égypte,
de la maison des serfs. »
À l’époque
de l’Exode, les dieux
se portaient garants de l’ordre établi.
Le pharaon ou le roi était divinisé, considéré
fils de dieu, et il avait droit de vie ou de
mort sur toute la population
qui lui était asservie.
La religion,
les prêtres et les temples
servaient à garder les populations dans
la servitude et l’acceptation de leur condition d’esclaves.
Le Dieu d’Israël apparaît alors comme le Dieu qui
libère les esclaves. Le rabbin Paul de Tarse,
chef de police du Sanctuaire de Jérusalem,
après avoir viré de bord et
adhéré à Jésus de
Nazareth,
écrira
avec
indignation
aux Galates insensés
: « Le messie nous a libérés pour
la liberté, donc tenez ferme et ne vous
enfermez pas de nouveau sous le
joug de l’esclavage. »
Galates 5,1
R F Luna
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