Elles génèrent
«agitation, amertume, ressentiment,
reproches, insatisfaction».
Marthe est le type d’œuvres
qui nous emmène toujours dans l’activisme
Luc10/ 40 :
«Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint…»
Aussi, à bien des égards
les œuvres de Marthe présentent
les caractéristiques des Ismaël développés
sur le principe Caïnique des efforts à produire
pour atteindre son but. On considère que
pour obtenir un type de résultat
il faut utiliser un type de moyens bien précis.
Marthe privilégie les moyens
et la méthode pour atteindre les
objectifs du royaume.
Marthe ne faisait pas
quelque chose de mauvais
en s’activant aux choses pratiques de la maison
qui étaient nécessaires pour l’accueil et le bien être
des hôtes dont notre Seigneur Jésus était.
Et pourtant le Seigneur
lui a dit que Marie avait choisi
la bonne part en restant à Ses pieds.
Marthe ne connaît pas le repos d’un cœur confiant.
Elle essaie toujours par ses propres forces
d’entrer dans les projets de Dieu
en multipliant marchandages
et tractations.
Pourtant,
Esaïe 30 nous dit
que c’est dans le calme et la confiance
que sera notre force, dans la tranquillité et le
repos que sera notre salut.
Marthe
a les yeux rivés
sur les choses terrestres et ne voit
que les limitations du visible.
Elle n’a pas le temps de chercher
patiemment aux pieds du Seigneur à saisir l’invisible
qui fortifierait sa foi pour voir la démonstration
de ce qui n’est pas encore là.
Marthe pense très fortement que si elle
ne se donne pas de mal, si elle ne s’agite pas,
rien ne se fera et peut être même
Dieu l’oubliera.
Nous voyons, néanmoins,
que sans être foncièrement néfaste
, l’attitude de Marthe portait la marque
des oeuvres de la chair:
elle a conçu du reproche envers le Seigneur
Jean 11/ 21:
«Si tu avais été ici mon frère ne serait pas mort
et aussi de l’impatience
Jean 11/ 20:
le Seigneur tardait trop, elle alla donc
au devant de lui
Elle avait dans son cœur l’incrédulité
qui ne voit pas et ne comprend pas
les promesses simples
Jean 11/ 24
alors que Jésus vient de lui dire
que son frère ressusciterait, sa foi ne lui permet pas
de saisir cette promesse pour l’immédiat
et elle répond au Seigneur
«je sais qu’il ressuscitera à la résurrection
au dernier jour».
Entendant cela,
Jésus lui fait une promesse à la hauteur de sa foi;
et nous verrons plus loin que c’est l’attitude
de Marie qui a su toucher le cœur
du Seigneur de manière
à déclencher le miracle pour le présent.
Enfin, elle a conçu du ressentiment
et de l’impatience envers sa sœur Marie
qui ne s’agitait pas comme elle
dans les choses pratiques qu’il y avait à faire:
elle dit au Seigneur
: Luc 10/ 40 :
«cela ne te fait-il rien que ma sœur me
laisse seule pour servir ?».
Combien de fois
ne ressemblons-nous pas à Marthe
en ne trouvant pas juste que certains soient bénis
par le Seigneur alors qu’ils n’en font pas autant que nous ?
Et nous nourrissons alors de l’amertume envers eux
quand ce n’est pas envers le Seigneur.
Mais il y a une clé dans
le Psaume 127 qui dit ceci:
«Si l’Eternel
ne bâtit la maison ceux qui la bâtissent
travaillent en vain… En vain vous vous levez de bon matin,
vous vous couchez tard, et vous mangez le pain de douleur;
il en donne autant à ses bien-aimés
pendant leur
sommeil».
Les œuvres de Marthe
sont dépourvues de la sève qui amène la vie:
elles semblent statiques; c’est pourquoi,
elles demandent
toujours
une énergie considérable
pour sortir de l’inertie qu’elles transportent,
ceci pour la bonne raison que Marthe ne sait pas
rester patiemment connectée au Cep lorsque la sève
prend son temps
pour monter.
Par son intelligence,
Marthe connaît le but à atteindre
et elle essaie de se débrouiller avec les moyens
qui lui semblent efficaces pour les atteindre
coûte que coûte sans attendre le secours de Dieu.
Marthe marche d’avantage avec son intelligence
et son raisonnement qu’avec son cœur
et son esprit;
c’est pourquoi Dieu vient
au devant d’elle avec des réponses conformes
à son attente: alors qu’à l’attitude de Marie,
Jésus ému de compassion
répond par un miracle extraordinaire de résurrection
qui s’accomplit dans l’immédiat,
à l’attente de Marthe il répond par un «verset biblique»
(façon de parler)
qui renferme certes une promesse
pour l’éternité,
mais qui n’a vocation à s’accomplir que dans le futur
Jean 11/ 25- 26:
« Jésus lui dit: je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en moi vivra
même s’il meurt…»
Beaucoup d’œuvres
ou assemblées chrétiennes fonctionnent
sur le principe des œuvres de Marthe
cherchant dans des
«méthodes» semblant avoir fait leurs preuves,
le moyen d’entrer coûte que coûte dans les projets de Dieu.
Dieu nous demande d’être des témoins,
qu’à cela ne tienne on va faire suivre des cours
et séminaires aux frères et sœurs pour enseigner
la bonne façon d’évangéliser ou de toucher
nos contemporains sans que le côté austère
de la Croix les rebute.
Dieu nous demande de chasser
les démons et guérir les malades, on va prendre
des cours pour apprendre les méthodes infaillibles
et éprouvées des meilleurs maîtres en la matière.
Dieu nous demande d’être constamment remplis
de l’Esprit, nous allons établir des formations sur l’onction
et le baptême du Saint-Esprit, les méthodes à appliquer
pour bien les recevoir.
On croirait rêver et pourtant
c’est en bien des endroits une réalité à tel point
que l’on pourrait se demander comment les premiers chrétiens
ont fait sans toutes ces méthodes,
et pourtant quelle simplicité du message
et quelle puissante onction reposait
sur l’Eglise primitive !
Le secret
se trouvait uniquement dans le repos
de la chambre haute (le cœur du Père) où ils
s’étaient tenus ensemble dans l’obéissance
aux instructions du Seigneur attendant
patiemment de recevoir la mesure
de l’Esprit promise par le Père pour
accomplir Sa mission.
Mais la clé est d’être
un bien-aimé qui parvient à ouvrir la porte
du coeur du Père: c’était « la seule chose nécessaire »
que Marie avait saisie: la bonne part
qu’elle avait choisie…
Extrait de: « Entrer dans le repos
des oeuvres divines »
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