“Le vent souffle,
la feuille bouge”.
Cette courte histoire illustre assez bien
tout le paradoxe de la spiritualité.
D’abord elle est simple,
la sagesse n’appartient pas aux érudits,
mais elle se laisse percevoir par le cœur innocent
qui s’ouvre à la Présence divine
dans tout ce qui vit ;
ensuite elle est universelle
chacun peut l’interpréter à son niveau.
"Le vent souffle,
la feuille bouge".
S’il n’y a pas de feuille,
nous ne voyons pas le vent.
Si nous étudions la feuille,
nous ne comprendrons jamais le vent.
Il y a un saut à faire au-delà
de l’apparence de la feuille
pour ressentir
le vent ;
mais c’est la feuille
qui rend visible le vent.
Il y a un saut à faire au-delà du visible
pour pressentir
l’invisible,
mais c’est l’œuvre
qui rend perceptible l’esprit.
Le vent, on ne sait d’où il vient,
on ne sait où il va.
La feuille manifeste sa réalité
sans pouvoir cependant le retenir.
La feuille docile,
suit la danse du vent,
se laisse initier au mouvement,
à la puissance
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