La Terre Promise
de Canaan est désignée,
dès le Pentateuque, comme une
« terre où ruissellent
le
lait et le miel »
Ex 3,8; Dt 6,3
Le malheur est caractérisé par l’absence
« de lait et de miel »
Jb 20,17
La prophétie concernant l’Emmanuel
annonce qu’
« il mangera du lait caillé et du miel »
Is 7,22
Dans une civilisation pastorale,
comme celle des Hébreux,
le lait est d’une importance vitale.
On voit Yaël donner du lait à boire à Sisera
Jg 4,19; 5,2
C’est ainsi que Moïse
chante son action de grâce à Yahvé
parce qu’il nourrit son peuple,
« lui fait goûter le miel du rocher…,
le lait caillé des vaches et le lait des brebis »
Dt 32,13-14
Paul compare
l’enseignement élémentaire
qu’il donne à ses nouveaux chrétiens
à du lait, élément pour les enfants :
« C’est de lait
que je vous ai donné à boire,
non de la nourriture solide,
que vous ne pouvez encore supporter »
1 Co 3,2
Pour les nomades
le lait a toujours été un élément important.
Pour les sédentaires,
il est employé pour fabriquer du beurre
et des fromages.
Il y a plusieurs sortes de lait.
Les Arabes préfèrent le lait des brebis
ou des chèvres ou des chamelles
au lait des vaches.
Lorsque Jacob voulut faire un cadeau
à son frère Esaü, il prépara pour lui un troupeau
de « 200 chèvres, 200 brebis, 30 chamelles qui allaitent,
40 vaches et 20 ânesses »
Gn 32,15-16
Mais à partir de l’époque
où la chamelle a été considérée comme un animal impur,
il fut interdit de boire
son lait…
Il vaut la peine de noter
que jamais le lait n’a été matière d’offrande
pour un sacrifice dans la liturgie d’Israël.
Les textes de la Bible
parlent souvent du lait de manière figurative,
comme le symbole d’une plénitude,
d’une abondance, d’une fertilité,
comme l’image de la félicité messianique (
Ex 3,8.17
Il est bon de remarquer
que cette importance du lait e
st typique d’une civilisation de nomades.
Pour les agriculteurs, ce n’est pas le lait qui importe;
c’est l’eau; car c’est l’eau qui fait croître les prairies,
qui fait prospérer la végétation et qui assure
la prospérité du bétail
Le miel
« Je vous ferai monter
vers une terre qui ruisselle de lait et de miel »
Ex 3,8
Elle fait allusion
à la grande quantité de miel produite
dès l’Antiquité, peut-être davantage
que de nos jours
. Selon certains historiens c’est le roi d’Arcadie
Aristée qui a créé cette activité spéciale
de l’élevage des abeilles;
selon d’autres c’est un roi renommé
d’une province d’Espagne – Gorgoris -
qui est à l’origine de l’usage du miel comme nourriture
et comme médicament.
Au moins cinq fois la Bible parle des abeilles,
mais plus souvent du miel.
Jacob, quand il envoie ses fils rencontrer
le représentant du Pharaon, leur dit de lui porter
« un peu de miel »
Gn 43,11
Moïse rend grâce à Yahvé,
qui à son peuple « fait goûter le miel du rocher »
Dt 32,13.
Lors du meurtre de Godolias
et de ses partisans en 587,
dix de ses partisans sont épargnés parce qu’ils disent :
« Laissez-nous en vie, car nous avons
des provisions de froment, d’orge, d’huile et de miel. »
Jr 41,8
L’abondance extraordinaire des abeilles
en Palestine est due à la profusion
de fleurs dans ce pays
et à son climat chaud.
La vallée du Jourdain
leur est particulièrement favorable.
Le miel était une des richesses du pays,
au point d’être l’objet d’exportation :
« Juda et le pays d’Israël faisaient du commerce avec toi;
ils t’apportaient… du miel, de l’huile et du baume »
, dit le prophète Jérémie à la ville de Tyr
Ez 27,17
Le miel est le symbole de la douceur,
de la bonté, des choses agréables :
« Les paroles aimables sont
un rayon de miel »
Pr 16,24
« Les paroles de Yahvé sont plus
douces que le miel »
Ps 19,11
« Que ta promesse
est douce à mon palais, plus que
le miel à ma bouche »
Ps 118,10«
Qu’y a-t-il de plus doux
que le miel?
Jg 14,18
« Mais il faut manger du miel
avec modération, pour ne
pas le vomir »
Pr 25,16
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