« Si Dieu
est avec moi,
s’il me garde dans le voyage
que j’ai entrepris, s’il me donne du pain à manger
et des habits pour me vêtir, et si je
retourne en paix à la maison
de mon père,
alors l’Eternel
sera mon Dieu …
Et je te donnerai
la dîme de tout ce que tu
me donneras. »
Ge 28:20-22
Si …
si … si …
si., que de conditions posées à Dieu,
et comme nous sommes loin de la piété d’Abraham
gravissant Morija! Abraham croyait;
Jacob calcule.
Donnant, donnant;
et dans cette religion du prêté rendu,
c’est Dieu qui est jugé selon
ses oeuvres.
Esaü,
n’a point de foi
; Dieu ne peut donc rien faire de lui
. Jacob a la foi, Dieu peut donc l’honorer de
son alliance. Mais il ne lui passera rien.
Jacob s’enrichira sans doute
, il est si habile!
mais il paiera durement les moyens
qu’il, emploiera pour acquérir sa richesse.
Déjà le sentiment
de son
intérêt poussé
jusqu’à la ruse l’a brouillé
avec son frère, séparé de ses parents
dont il était le favori et jeté, lui si familial,
sur l’âpre chemin du désert. Maintenant, c’est Laban
qu’il dépouille. Pour la seconde fois, il est obligé de s’éloigner
, fuyant son oncle qui le poursuit et qui l’aurait tué
sans la protection divine. Et il n’est pas au bout
de ses peines … Au lieu de retourner
en paix dans la maison
de son père,
il s’en ira mourir,
ruiné par la famine,
sur la terre d’exil. Lui-même
résumera le bilan de sa vie errante
et centenaire en disant au Pharaon:
« Mes jours ont été courts
et mauvais. »
Grande leçon
pour ceux qui ne mettent
Dieu dans leur vie qu’à condition qu’Il
leur rende des services. La prière de l’intérêt attire
, sur celui qui la prononce, de cruelles expériences.
« Faites à vos pieds un chemin droit. »
L’amour ne cherche point son intérêt. »
la prière exaucée n’est pas celle
où l’on se sert de Dieu,
mais celle où on
Le sert.
/image%2F0554638%2F201304%2Fob_3bfaef39b11098f302fba08b1971c8ac_37030251.png)
commentaires