« Il lutta
avec l’ange et il a triomphé,
En pleurant et en
demandant
grâce.
Os 12:5
Ces paroles
d’Osée nous ramènent
au gué de Jabbok, et à la lutte de
Jacob avec l’Ange
de l’Eternel
Jacob
s’est enrichi, par des
voies droites et courbes.
Il est arrivé à se dégager de la colère
de Laban, mais voici Esaü qui vient
à sa rencontre, Esaü qu’il a
trompé et qui le hait
implacablement.
Cette fois
c’est la ruine, peut-être
la mort. Et voici, un troisième
antagoniste, celui qui se dresse toujours
devant les consciences mauvaises:
l’Ange de l’Eternel!
Fou d’angoisse,
Jacob essaie une dernière
fois d’en appeler à ses ressources
personnelles, de l’emporter de haute lutte,
et, si j’ose dire, de forcer la main à son Dieu
dans un corps à corps où concourent,
pour le combat suprême,
toute sa vigueur et
toute sa foi.
Mais ici,
les forces humaines
ne suffisent plus. Sous l’embrassement
du mystérieux inconnu, Jacob plie.
Alors, dans un suprême;
effort qui n’est plus
un espoir de
triomphe
mais un appel
désespéré à la miséricorde,
le patriarche crie à son adversaire:
« Je ne te laisserai point aller que tu ne m’aies béni!
Magnifique parole, où s’unissent
l’humilité et la foi : Parole de
défaite et de victoire.
N’attendre plus rien
de soi; attendre
tout de Dieu,
rassembler
ses dernières
énergies pour retenir
Celui que l’on implore et
obtenir sa grâce … , voilà ce qui a valu
à Jacob le surnom d’Israël,
c’est-à-dire: celui qui lutte
avec Dieu, et qui sort
du combat,
vainqueur.
Il est
pour chacun
de nous des orages
de l’âme où, sous l’éclair de
la détresse, nous nous voyons tels que nous
sommes: perdus. Puissions-nous,
en ces heures de crise,
retrouver la prière
de Jacob
et comme lui, par Dieu,
sortir de la lutte,
vainqueurs.
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