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2013-02-06T08:45:00+01:00

hédonisme chrétien :J Piper

Publié par sulamite -

 

 

Ainsi

donc, si

vous ne ressentez

aucune saveur dans la

richesse de la gloire de Dieu,

ni ne ressentez aucune aspiration

à voir et connaître Dieu mieux encore,

ni ne ressentez aucune tristesse que

votre aspiration soit si chétive,

alors vous n’adorez pas.

N’est-il pas clair,

alors, que la

personne

pour

qui

la vertu

se trouve lors

que l’on surmonte

ses propres intérêts et

qui pense que le vice se trouve

lorsque l’on recherche son propre

plaisir, ne sera guère capable d’adorer.

Car l’adoration est l’aventure humaine la

plus hédonistique et ne doit pas être détruite

par la moindre pensée de désintéressement.

Le grand obstacle à l’adoration n’est pas

que nous soyons des personnes qui

recherchent le plaisir, mais

que nous puissions

vouloir nous

contenter

de

plaisirs

si lamentables.

Jérémie l’exprime de

cette manière :Mon peuple

a échangé celui qui fait sa gloire

contre ce qui ne sert à rien ! Cieux,

étonnez vous-en, soyez-en horrifiés et

consternés, l’Éternel le déclare. Car mon

peuple a commis un double mal : il

m’a abandonné, moi, la source

d’eaux vives, et il

s’est creusé

des

citernes,

des citernes

crevassées et qui

ne retiennent pas l’eau.

Jérémie 2 :11-13

Le grand

obstacle

au culte parmi

le peuple de Dieu

n’est pas que nous soyons

toujours à la recherche de notre

propre satisfaction, mais que notre

recherche soit si faible et si tiède que

nous nous contentons de petites gorgées

sur des citernes crevassées alors que

la source de vie n’est que derrière

la colline devant nous.L’un de

mes plus grands

inspirateurs

dans

l’hédonisme

chrétien a été C.S.

Lewis. Je me souviens

quelle grande découverte a été

ma lecture en 1968 de la première

page de son sermon « Le Poids de la gloire ».

Ce n’est rien d’autre que ce que Jérémie

disait, mais c’est plus actuel.Si

aujourd’hui vous

demandiez

à vingt
hommes
ce qu’ils pensent
être la plus haute des
vertus, dix-neuf répondront
qu’il s’agit du Désintérêt. Mais
si vous demandiez à n’importe quel
des grands chrétiens d’antan, celui-ci aurait
répondu qu’il s’agit de l’Amour. Voyez-
vous ce qui est arrivé ? Un terme
négatif a été remplacé
par un positif.
L’idéal
négatif
du Désintérêt
porte en lui la proposition
non seulement d’assurer de bonnes
choses pour les autres, mais encore de
s’en priver soi-même, comme si l’important
était l’abstinence et non pas leur bonheur.
Je ne pense pas qu’il s’agisse là de
la vertu chrétienne de l’Amour.
Le Nouveau Testament a
beaucoup de choses
à dire au sujet du
renoncement
à soi, mais
pas
du
renoncement
à soi en tant que fin
en soi. Il nous est demandé
de renoncer à nous-mêmes et de porter
nos croix de sorte que nous puissions
suivre le Christ ; et quasiment
toutes les descriptions
de ce que nous
trouverons
au bout
du
chemin
si nous le faisons
détient un appel au désir.
Si dans la plupart des esprits modernes
rôde l’idée que désirer notre propre
bien et espérer profondément
pouvoir en jouir est une
chose mauvaise,
je soumets
l’idée
que
cette notion
s’est immiscée
depuis Kant et les
stoïques et ne fait pas partie
de la foi chrétienne. En effet, si nous
considérons les promesses, sans scrupules,
de récompense, et la nature stupéfiante
des récompenses promises dans
les évangiles, il semblerait
que notre Seigneur
trouve nos
désirs
non
pas trop
forts, mais trop
faibles. Nous sommes
des créatures tièdes, nous jouons les
bouffons avec le sexe et l’ambition alors
que la joie infinie nous est offerte, tel un enfant
ignorant qui préfère continuer à faire
des châteaux dans un bac
à sable parce qu’il
ne peut pas
imaginer
ce


NewBanquetBackground-copie-1.jpg


que
signifie la
proposition d’une
journée à la mer. Il ne faut
vraiment pas grand-chose pour que
nous soyons contents.C’est vrai, n’est-ce pas ?

Notre désir de bonheur est trop faible.

Nous nous sommes contentés

d’une maison, de la famille,

de quelques amis, d’un

boulot, d’une télé,

du micro ondes

et de

l’ordinateur

dernier cri, d’une

sortie de temps en temps,

et de vacances une fois par an.

Nous nous sommes accoutumés

à des plaisirs si étroits, sans intérêt,

de courte durée et si dérisoires

que notre capacité d’être

joyeux s’est

ratatinée.

 

 




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