Figure
de tendresse
Les
genoux
évoquent aussi
souvent la tendresse
avec ces enfants qu'on prend
sur les genoux pour les rassurer, pour
les calmer, pour les endormir. Esaïe évoque
dans le chapitre final les câlins
sur les genoux
Es 66,12
Dalila
endort Samson
sur ses genoux
Jg16,19
la femme
sunnamite dans
2 Rois 4,20 accueille sur
ses genoux son enfant malade
qui se plaint de la
tête.
Mais
il est intéressant
de noter le contexte dans
lequel cette prise sur les genoux
intervient, car c'est un contexte de mort
Ainsi Dalila endort Samson sur ses
genoux alors qu'il vient de lui
révéler le secret de sa
force.
A
son
réveil, il
découvrira que
ses cheveux ont été
coupés pendant son sommeil
et que les Philistins, ses ennemis,
l'entourent pour l'arrêter.
Quand à la femme
de Sunnem,
elle va
garder son
enfant sur les genoux
jusqu'à sa mort. Puis elle le
porte sur le lit du prophète Elisée qui
loge parfois chez elle et demande
qu'on aille chercher le prophète
qui va relever son fils de
la mort. La finale
d'Esaïe
qui dit que les
enfants seront cajolés
sur les genoux n'est pas marquée par
la mort, mais elle participe de l'eschatologie
(discours sur les temps de la fin)
et du salut et donc parle
de vie.
“Car
ainsi parle
le SEIGNEUR :
«Voici que je vais faire
arriver jusqu'à elle la paix
comme un fleuve, et, comme un torrent
débordant, la gloire des nations. Vous serez
allaités, portés sur les hanches
et cajolés sur les
genoux.»”
Es 66,12
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