Femme.
Hébreu :
NeQéBaH,
HiSchaH, HaVaH,
HéM, HaLeMaH
Grec :
παρθηνοσ : parthènos
, γυνη : gunè
μητηρ : mètèr
θηλεια
(ou θηλυσ ou θηλυ)
thèléia, ou thèlus ou thèlu
κορη : korè
Latin :
femina,
filia, puella,
virgo, mulier, mater,
domina
"Dieu créa
l'homme à son image...
homme et femme
il les créa". "mâle et
femelle".
Le Seigneur
ne change pas dans ses desseins:
En effet, le dernier
des Prophètes, Malachie,
qui annonce le retour du Christ
avec la puissance prophétique
d'Elie, condamne
fermement
la répudiation et l'adultère:
"de peur, dit-il
, que la terre ne soit
vouée à
l'anathème".
Tout au long de l'histoire,
la "sexualité" a été
source de
problèmes
Encore aujourd'hui:
renseignez-vous auprès
des gynécologues,
des tragédiens ou des comédiens -
dont le rire n'est pas toujours cocasse,
mais aussi tragique -
demandez aux poètes qui ont rêvé sur un
bonheur inaccessible;
feuilletez les revues people
qui se vendent bien parce que
la femme y est étalée
Interrogez les juges, les procureurs,
les avocats:
tous vous diront que
le lien conjugal est devenu
un noeud de
vipères.
Rien de nouveau
sous le soleil:
la femme dans l'Eglise,
depuis la période apostolique,
fut un problème si angoissant,
que certains ont choisi carrément le célibat ...
mauvais élèves, qui, devant un
problème trop difficile,
déchirent la page de leur cahier,
pour ne plus le voir.
La loi de Moïse
régentait la situation de la femme
de la manière la plus habile,
et peut-être la moins douloureuse.
L'engagement matrimonial
n'était pas laissé aux
envies fugaces des adolescents,
mais on préparait,
dans les deux familles,
la fête où se nouait le lien
conjugal devant tout le monde,
au jour de la pleine lune,
avec des chants et des danses,
des gâteaux et du bon vin,
avec un codicille:
si le couple devenait branlant,
la vie commune
insupportable,
le mâle qui répudiait
sa femme devait lui mettre
entre les mains
"Le billet de répudiation".
Habileté suprême
qui chagrina les mâles
sous l'Ancien Testament:
l'épouse, désormais vagabonde, avait la preuve
écrite que son mari
l'avait chassée de la maison,
et s'était montré incapable
de prolonger l'alliance d'Abraham,
malgré sa circoncision :
problème crucial,
évoqué dans le ch. 19
de Matthieu.
Racines latines.
Plusieurs mots latins
illustrent le concept de "femme".
Le mot français dérive
de "femina", -
A l'origine ce mot signifie
"celle qui allaite",
Le mot "filia",
féminin de "filius",
contient l'idée de filiation,
comme le mot neutre"filium"
qui signifie "fil":
continuité d'une lignée,
d'un nom.
"Puella" veut dire
"petite fille", qui a donné en français
le mot "pucelle", avec l'idée
de virginité.
Cette
idée est marquée
nettement par le mot "virgo",
qui est le féminin du mot "vir",
on a aussi
le terme "virago",
qui signifie "femme robuste"
qui a aussi un sens péjoratif,
dans le sens d'une femme
tyrannique et
autoritaire.
"Mulier",
la femme mariée,
plutôt que la femme en général.
Il est difficile de trouver
l'étymologie de ce mot
En Jérémie, 3/9
le prophète accuse Israël d'adultère
parce qu'il a "adoré"
la pierre,les idoles
"Domina"
a donné le mot
"dame" en français,
féminin de dominus :
maître, d'où maîtresse.
Une maîtresse-femme, la maîtresse
de maison.
Seul le mot "virgo"
rappelle que la femme a été tirée du "vir",
comme l'enseigne
l 'Ecriture.
Le mot "mère"
dérive du latin "mater",
lequel dérive du grec "μητηρ"
que les poètes grecs emploient pour
désigner les déesses,
on a ainsi la déesse
"Dèmèter" = Dea-meter.
Les latins
gardaient une certaine vénération
pour la mère, qui, dans les
familles nobles méritait
le nom de "matrone".
La terre
"mère des vivants"
était
vénérée sous le nom de "Cérès",
surtout mère nourricière,
déesse des moissons,
d'où le mot "céréale"
en français.
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