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2010-02-03T07:54:00+01:00

fausses croyances (4 )

Publié par sulamite -




Les sentiments négatifs

n'entrent pas tous dans la

catégorie des

péchés

 

Le déni

de notre nature pécheresse

est naturel.

En effet, qui accepte de reconnaître

des péchés aussi laids que l'amertume,

la jalousie ou la haine ?

 

Que dire cependant

des sentiments négatifs qui ne sont pas condamnables,

ceux qui résultent de notre vie dans un monde

loin d'être parfait ou de nos réactions aux offenses

qui nous sont faites ?

Comment gérer la souffrance,

le chagrin, la colère, la tristesse ou la peur

qui sont la conséquence d'abus commis

contre l'enfant que nous étions,

dans les domaines sexuel, physique

ou émotionnel ?

 

Certaines personnes

de nos églises prétendent que souffrir

de cet état de choses découle d'un péché

dont on ne s'est pas repenti.

La victime est donc condamnée parce

qu'elle ressent la

blessure.

 

Tel était d'ailleurs le message que Job

reçut de ses amis

. Mais contrairement à leurs hypothèses,

Job était la victime des circonstances.

Des événements tragiques bouleversèrent sa vie.

Même si certaines de ses idées

concernant Dieu étaient erronées, ce n'est pas ce péché

qui provoqua sa souffrance.

Ce sont ses pertes

considérables.

 

Lorsque nous nous sentons meurtris

par ce qui nous arrive, et en colère contre le cours des choses,

apprenons à réagir correctement à notre souffrance.

La Bible dit combien il importe de gérer correctement la tristesse

Romains 12.15 ;

Ecc 3.4 ; 7.2-4


Elle nous indique

comment faire face à la colère

 Éph 4.26-27



Elle explique

comment la souffrance nous améliore

et nous fait progresser

Romains 5.3-4 ;

Héb 2.10-11


Mais nulle part,

l'Écriture ne dit que la douleur provoquée

par une attaque contre

nous est péché.

Nulle part.

 

Pourtant,

dans certains milieux chrétiens,

on prétend que les personnes qui ont souffert d'abus

dans leur enfance, de divorce ou d'autres

violences émotionnelles

ne se sont pas

pleinement approprié la plénitude

de l'Évangile et que, par conséquent,

elles pèchent si elles ressentent

encore les blessures

de leur passé.

 

Reprocher

aux victimes leur souffrance,

c'est pécher contre les blessés,

contre les gens au cœur brisé, contre les opprimés ;

c'est même pécher contre Dieu, qui éprouve

de la compassion pour ceux

qui ont le cœur brisé

Ps 34.19



À travers toute la Bible,

Dieu se tient du côté des victimes blessées.

La parole de Dieu nous exhorte à soigner

ceux qui ont le cœur brisé :

« Nous vous y exhortons, frères :

avertissez ceux qui vivent

dans le désordre,

consolez ceux qui sont abattus,

supportez les faibles,

usez de patience

envers tous »

1 Thes 5.14

 

Nulle part l'Écriture

ne nous commande de réprimander les blessés.

Elle nous ordonne au contraire de les aimer.

Les reproches sont réservés

à ceux qui vivent dans le désordre

ou qui sont rebelles »

1 Thes 5.14.


Job, le modèle d'homme souffrant,

nous a laissé un sage conseil sur la manière d'aborder

celui qui souffre :

« Celui qui souffre a droit à la bienveillance

de son ami, même quand il abandonnerait

la crainte du Tout-Puissant »

Job 6.14

 

L'Église reproche

trop souvent leur passé aux gens qui souffrent

au lieu de les traiter avec bonté et compassion.

À cause de ce message faux,

la personne meurtrie tourne le dos

à Dieu et à l'église.

 

Les retombées de cet

enseignement



Si on vous a enseigné

que la spiritualité exclut la douleur et le péché,

vous porterez un mauvais fruit.

Vous aurez le sentiment d'avoir échoué

sur toute la ligne ;

vous gaspillerez votre énergie,

vous vous dissimulerez,

vous refuserez de pardonner

et vous manquerez d'amour.


 

Le sentiment

 d'avoir complètement échoué

 

La Bible considère

nos échecs comme normaux.

« Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ;

mais moi, je suis charnel, vendu au péché

. Car ce que j’accomplis, je ne le comprends pas.

Ce que je veux, je ne le pratique pas, mais ce que je hais,

voilà ce que je fais…

Car je suis à même de vouloir,

mais non pas d’accomplir le bien…

Je trouve donc cette loi pour moi

qui veux faire le bien :

le mal est présent à côté de moi »

Ro 7.14-15, 18, 21


Il est normal d'échouer.

Enseigner aux gens qu'ils ne devraient

connaître ni douleur ni péché, c'est les placer

sous une culpabilité grande et imméritée

pour avoir échoué,

autrement dit pour s'être comportés

en humains normaux qui luttent

contre le péché.

 

Si la seule façon de gérer

ma souffrance consiste à la nier,

à redoubler d'efforts pour ne pas la ressentir,

ou à me la reprocher,

je m'expose à me considérer comme un raté.

Heureusement, la Bible m'octroie la liberté d'accepter

mes difficultés et la liberté

de les affronter.


 

L’énergie gaspillée

 

Comme le redoublement des efforts

pour surmonter la douleur

et le péché constitue

un autre moyen de faire

face à ce postulat erroné,

il est inévitable que les chrétiens

qui y croient

gaspillent leur énergie.


Les efforts considérables qu'ils déploient

démontrent simplement

qu'ils cherchent à compenser

pour leur péché personnel qu'ils

n'ont pas accepté

. Souvenez-vous des paroles de Jésus :

« Quiconque en effet voudra

sauver sa vie la perdra,

mais quiconque perdra sa vie à cause

de moi la sauvera »

Luc 9.24


. L'effort humain seul n'a jamais transformé

qui que ce soit.

 


commentaires

P
<br /> Bien facile à étudier moins facile à vivre parfois longtemps... Je pense que c'est pour tout le monde pareille ?<br /> <br /> <br />
Répondre

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